Si la libre circulation des personnes constitue l’un des objectifs affichés de l’intégration africaine, les Tunisiens demeurent partagés sur cette question. Selon le rapport African Insights 2026 d’Afrobarometer, 51 % des personnes interrogées estiment que les gouvernements devraient limiter les déplacements transfrontaliers afin de préserver l’accès des citoyens aux emplois et aux opportunités économiques, contre 46 % qui soutiennent la libre circulation au sein de la région.
L’enquête met également en évidence un constat largement partagé : la mobilité entre les pays africains reste perçue comme difficile. En Tunisie, 61 % des répondants jugent qu’il est difficile de franchir les frontières pour travailler ou commercer, tandis que 27 % seulement estiment ces déplacements faciles.
Pour Afrobarometer, ces perceptions illustrent les obstacles qui subsistent à l’intégration régionale. Malgré les initiatives de l’Union africaine en faveur de la libre circulation des personnes, une majorité de citoyens considère que les frontières restent difficiles à franchir et exprime des réserves quant à une ouverture plus large des mouvements de population.