L’Algérie et le Nigeria ont réaffirmé leur engagement à poursuivre la réalisation du gazoduc transsaharien (TSGP), un projet énergétique majeur destiné à acheminer le gaz nigérian vers les marchés internationaux via le Niger et les infrastructures algériennes. Cette volonté commune a été exprimée lors d’entretiens à Alger, entre responsables des deux pays, qui ont souligné l’importance stratégique de cette infrastructure pour l’intégration énergétique du continent africain.
Long de plus de 4 000 kilomètres, le gazoduc reliera les gisements gaziers du Nigeria au hub de Hassi R’Mel, en Algérie, avec une capacité de transport estimée entre 20 et 30 milliards de mètres cubes de gaz par an. Son coût est évalué à environ 13 milliards de dollars.
Les deux parties représentées par le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères, Lounas Mokramane côté algérien, et le secrétaire général du ministère des Affaires étrangères du Nigéria, Ahmed Dunuma Omar, ont insisté sur la nécessité d’accélérer les travaux et de renforcer la coopération technique et financière afin de concrétiser ce projet, considéré comme un levier de développement économique pour l’Afrique et une nouvelle voie d’approvisionnement pour les marchés européens.
L’Algérie et le Nigéria ont réaffirmé leur engagement à mettre en œuvre le projet de ce gazoduc et de la route transsaharienne au cours du second semestre 2026, et ont procédé à un échange de vues sur les principales questions régionales et internationales d’intérêt commun.
Le lancement officiel des travaux en Algérie, intervenu en juin 2026, marque une étape importante dans la concrétisation du TSGP.
Toutefois, le succès du projet dépendra encore de la réalisation du tronçon traversant le Niger, des financements nécessaires et de l’amélioration de la sécurité dans les régions concernées.