Les pays africains traversent une « phase difficile » en raison de l’impact économique de la guerre au Moyen-Orient. C’est ce qu’a déclaré, lundi 22 juin 2026, le chef du département Afrique du Fonds monétaire international (FMI).
« Bien qu’un cessez-le-feu soit en vigueur maintenant, nous savons que les troubles mettront du temps à se calmer », a souligné Zeine Zeidane (directeur adjoint du département Moyen-Orient et Asie centrale du Fonds) lors d’une conférence de presse au siège de l’institution financière internationale à Washington. « La plupart (des pays du Golfe) estiment qu’il faudra six à sept mois pour rétablir pleinement la production et les exportations » d’énergie, a-t-il ajouté.
L’Afrique est l’une des régions du monde les plus durement touchées par la flambée des prix de l’énergie et des engrais provoquée par la guerre. De nombreux pays du continent ont été confrontés à des pénuries de carburant. C’est dans ce cadre que le FMI a annoncé son intention d’accroître ses prêts à la Gambie, à l’Éthiopie et au Burkina Faso, entre autres, et un nouveau programme de soutien également pour le Malawi.