Les autorités rwandaises ont ordonné le retrait de plusieurs boissons alcoolisées du marché. Et ce, après une série de cas d’intoxication liés à la consommation d’alcools frelatés. Cette décision intervient dans le cadre d’une campagne nationale au Rwanda. Elle vise à lutter contre les boissons produites ou distribuées sans respect des normes sanitaires.
Selon le ministère de la Santé du Rwanda, 44 personnes sont décédées entre janvier et juin 2026 après avoir consommé des boissons alcoolisées contaminées par des substances toxiques. Certaines victimes auraient souffert de graves complications : troubles de la vision, atteintes aux organes et intoxications sévères.
Les autorités accusent certains producteurs clandestins d’utiliser des produits dangereux, notamment du méthanol ou d’autres substances chimiques, pour augmenter artificiellement le degré alcoolique de leurs boissons. La police rwandaise a lancé une campagne de sensibilisation baptisée « Si zozawe, zange » (« Ce ne sont pas les vôtres, refusez-les »). Elle est destinée à combattre les boissons contrefaites et à alerter la population sur les risques sanitaires.
Cette nouvelle offensive s’inscrit dans une politique plus large de contrôle du secteur des boissons alcoolisées au Rwanda, où les autorités cherchent à renforcer les normes de fabrication, la traçabilité des produits et la lutte contre les circuits informels.
A cet égard, notons que ce phénomène des alcools artisanaux ou clandestins constitue un défi majeur dans plusieurs pays africains. Y compris en Tunisie, où les produits bon marché échappant aux contrôles officiels peuvent contenir des substances hautement toxiques. Au Rwanda, le gouvernement entend désormais associer répression des producteurs illégaux et sensibilisation des consommateurs afin de réduire les risques sanitaires.