L’escalade militaire entre les États-Unis et l’Iran a franchi un nouveau seuil mercredi 10 juin. Et ce, après une série de frappes américaines contre des positions iraniennes et une riposte de Téhéran visant plusieurs installations militaires américaines au Moyen-Orient.
La crise s’est aggravée après la destruction d’un hélicoptère d’attaque Apache américain dans la région du détroit d’Ormuz. Le président américain Donald Trump a accusé l’Iran d’être responsable de l’incident. Il a donc ordonné des frappes de représailles contre des infrastructures militaires iraniennes. Selon le Commandement central américain (CENTCOM), les opérations ont ciblé des sites de défense aérienne, des radars et des installations militaires stratégiques.
En réaction, les Gardiens de la révolution iraniens ont affirmé avoir lancé des missiles et des drones contre des bases américaines situées en Jordanie ainsi que dans plusieurs pays du Golfe. Des responsables militaires de la région indiquent que la plupart des projectiles avaient été interceptés et qu’aucune perte majeure n’avait été signalée.
Cette flambée de violence menace directement les efforts diplomatiques engagés depuis plusieurs semaines pour préserver le cessez-le-feu conclu en avril. Washington accuse Téhéran de retarder les négociations. Tandis que les autorités iraniennes dénoncent des violations répétées de la trêve par les États-Unis.
La tension est particulièrement forte autour du détroit d’Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part importante du commerce mondial de pétrole. Dans un geste sans précédent, le haut commandement militaire iranien a annoncé la fermeture du détroit à la navigation internationale, menaçant de tirer sur tout navire tentant de le franchir.
Les prix du pétrole ont bondi ce jeudi
Dans ce contexte, les prix du pétrole ont bondi jeudi 10 juin après que Téhéran a déclaré la fermeture complète du point de passage énergétique crucial, le détroit d’Ormuz. Et ce, suite aux nouvelles frappes des États-Unis contre l’Iran et aux promesses de Trump de lancer encore plus d’attaques sans la conclusion d’un accord de paix. Ainsi, le prix du Brent progresse ce matin de 1,48 $, soit 1,59 %, à 94,58 $ le baril. Tandis que le WTI américain grimpe de 1,71 $, soit 1,90 %, à 91,74 $.