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Ferid Belhaj : “ La souveraineté du XXIe siècle se mesure à la capacité d’un pays à organiser ses interdépendances”

Nadia Dejoui
2026/05/24 at 1:53 PM
par Nadia Dejoui 5 Min Lecture
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Invité au Forum de L’Économiste Maghrébin, pour sa 27 ème édition, l’ancien vice-président de la Banque mondiale pour la Région Moyen-Orient et Afrique du Nord Ferid Belhaj a livré une analyse lucide des défis tunisiens face aux recompositions mondiales. Face à la polycrise, il a appelé à repenser la souveraineté autour de quatre piliers : humaine, alimentaire, financière et énergétique-technologique.

 » Nous vivons dans une polycrise où les vulnérabilités économiques, climatiques, énergétiques et géopolitiques ne se succèdent plus, mais se cumulent et se renforcent mutuellement « , a-t-il averti. Citant la pandémie, la guerre en Ukraine et les tensions en mer Rouge, il a souligné que  » le prix du pain à Tunis dépendait du blé ukrainien » et que « l’intelligence artificielle redessine déjà les hiérarchies économiques mondiales « .

Selon Ferid Belhaj, la souveraineté au XXIe siècle ne se résume plus à l’indépendance politique. Elle consiste  » à organiser intelligemment ses interdépendances, à réduire ses vulnérabilités critiques et à préserver une capacité de résilience ». La Tunisie, a-t-il rappelé, célèbre cette année ses 70 ans d’indépendance. Si ces décennies ont permis de réelles avancées en matière d’éducation, de santé et de construction d’un capital humain de qualité, elles n’ont pas suffi à bâtir un modèle économique résilient.

L’ancien vice-président de la Banque mondiale a insisté sur le fait que les équilibres implicites sur lesquels reposait le modèle tunisien — énergie accessible, mondialisation stable, État redistributeur sont désormais fissurés.  » Le monde change trop vite pour que nous continuions à raisonner avec les outils des années 1980 ou 2000″, a-t-il affirmé.

Il a particulièrement insisté sur la nouvelle géopolitique des réseaux. Située au cœur du détroit de Sicile, la Tunisie pourrait, selon lui, devenir un point d’ancrage stratégique entre l’Europe, l’Afrique et la Méditerranée. Le projet Elmed d’interconnexion électrique avec l’Italie illustre cette opportunité :  » Demain, les câbles électriques auront une importance stratégique comparable à celle qu’avaient hier les pipelines.  »

Le même raisonnement s’applique à l’agriculture et à l’eau. Face au stress hydrique, Ferid Belhaj insiste sur  une souveraineté alimentaire fondée sur la résilience plutôt que sur l’autarcie : irrigation intelligente, modernisation des chaînes de valeur et montée en gamme des exportations.

Sur le capital humain, il a pointé un paradoxe douloureux :  » Nous formons des talents brillants et nous les perdons. Le chômage des jeunes diplômés dépasse parfois 35 %. Former des ingénieurs, des spécialistes de l’énergie ou de l’intelligence artificielle sans leur offrir de perspectives, c’est financer indirectement la compétitivité des autres pays.  »

Enfin, sur le plan financier, il a mis en garde contre une dette publique dépassant 80 % du PIB et une masse salariale publique parmi les plus élevées au monde. « Une nation trop endettée voit ses marges de décision se réduire. La dette devient alors une question de souveraineté », a-t-il souligné.

Pour Ferid Belhaj, la question centrale reste la même : la Tunisie veut-elle simplement regarder passer les flux énergétiques, numériques et logistiques du XXIe siècle, ou devenir un véritable point d’ancrage de la Méditerranée ? La réponse, a-t-il conclu, déterminera la nature de la souveraineté tunisienne à l’horizon 2056.

Et de conclure: « Les nations qui réussiront dans le monde qui vient ne seront pas nécessairement les plus riches en ressources naturelles, ni les plus peuplées. Ce seront celles qui sauront organiser intelligemment leurs infrastructures, leurs flux, leurs talents, leurs réseaux et leur capacité d’adaptation. Après 70 ans d’indépendance, la Tunisie entre peut-être dans une nouvelle phase de son histoire : une phase où la véritable souveraineté ne se mesurera plus seulement au symbole de l’État, mais à la capacité du pays à produire, innover, connecter, transformer et projeter sa propre vision du futur.”

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Nadia Dejoui 24 mai 2026
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