En utilisant ce site, vous acceptez la Politique de confidentialité et les Conditions d'utilisation.
Accept
Leconomiste Maghrebin
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
En lisant: Karim Jouini: « Il est nécessaire de revoir le code des changes »
Partager
Notification Voir Plus
Dernières nouvelles
Karim Jouini: « Il est nécessaire de revoir le code des changes »
A la une Economie Les forums de l’Economiste maghrébin
Ferid Belhaj : “ La souveraineté du XXIe siècle se mesure à la capacité d’un pays à organiser ses interdépendances”
A la une Economie Les forums de l’Economiste maghrébin
Moissons 2026 : le gouvernement rassure les agriculteurs
A ne pas manquer Agriculture Entreprise
Brigit Lamm: « La Tunisie s’est imposée comme un modèle de modernité »
A la une Economie Les forums de l’Economiste maghrébin
 Roman tunisien : trente ans de Comar d’Or et une littérature qui n’a jamais été aussi vivante
A la une A ne pas manquer Culture Livres
Aa
Aa
Leconomiste Maghrebin
  • Economie
  • Entreprise
  • Monde
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
Vous avez un compte existant ? Sign In
Follow US
  • Advertise
Leconomiste Maghrebin > Blog > A la une > Karim Jouini: « Il est nécessaire de revoir le code des changes »
A la uneEconomieLes forums de l’Economiste maghrébin

Karim Jouini: « Il est nécessaire de revoir le code des changes »

Nadia Dejoui
2026/05/24 at 2:25 PM
par Nadia Dejoui 7 Min Lecture
Partager
Partager

Karim Jouini, Franco‑Tunisien cofondateur de la fintech Expensya, se hisse à la 4e position du classement 2025 des business angels les plus influents de France établi par Angelsquare et Challenges, avec 2,5 millions d’euros injectés dans une vingtaine de startups. »

Invité à la 27e édition du Forum de L’Économiste Maghrébin, Karim Jouini  qui précise qu’il « n’est ni économiste ni homme politique, mais simplement un entrepreneur tunisien travaillant dans l’intelligence artificielle » a livré son point de vue personnel sur les 70 ans d’indépendance de la Tunisie. À 40 ans, il confie qu’il avait d’abord pensé parler « au nom de la jeunesse », puis s’est rappelé qu’il avait  » dépassé cette catégorie depuis longtemps ». Il a donc choisi d’exposer « le point de vue d’un entrepreneur, avec le moins de filtres possible « 

Sa thèse est simple : « La Tunisie a connu cinquante belles années de développement humain, notamment en matière d’éducation et de constitution d’un capital humain de qualité. » Mais, ajoute‑t‑il, « le système s’est grippé depuis une vingtaine d’années ». On le perçoit clairement à travers l’évolution du PIB par habitant en parité de pouvoir d’achat : après un décollage prometteur, la croissance est devenue trop faible pour rattraper le retard accumulé.

Aujourd’hui, selon Karim Jouini, la Tunisie fait face à six problèmes majeurs, concomitants et auto‑alimentés.

Les six défis structurels

Énergie.  » Nous importons aujourd’hui 62% de notre énergie (et jusqu’à 71% si l’on considère le gaz algérien comme importé). » C’est, selon lui, « le principal facteur de déséquilibre de notre balance des paiements ».  Sans ce déficit énergétique, la Tunisie n’aurait pas, d’après lui, de problème structurel de balance commerciale.

Eau.  » Nous sommes un pays structurellement pauvre en eau, et pourtant notre modèle économique tourisme et certains types d’agriculture continue de fonctionner comme si nous disposions d’une ressource abondante. ». Exporter des oranges dans ces conditions, souligne‑t‑il, « revient à exporter de l’eau à un prix inférieur à son coût réel de production « .

Fuite des cerveaux. La Tunisie forme un nombre très élevé d’ingénieurs par habitant, notamment en informatique. Pour Karim Jouini, « nous en perdons environ 20 par jour, soit près de 7 000 par an « .Ces compétences, financées par le contribuable tunisien, profitent majoritairement à d’autres économies.

Nature de l’économie tertiaire. « Notre économie repose largement sur un modèle low cost et sur la sous‑traitance pour l’Europe.  » Ce modèle se trouve « particulièrement vulnérable à l’irruption de l’intelligence artificielle, qui va d’abord remplacer les métiers intellectuels intermédiaires « .

Dette publique. Le service de la dette représente désormais  » près d’un tiers des dépenses de l’État « . Ce qui limite fortement les marges de manœuvre budgétaires.

Relation avec l’Union européenne. Au‑delà des tensions politiques, il existe une asymétrie structurelle :  » nous disposons d’un accord de libre‑échange sans libre circulation des personnes. Un entrepreneur européen peut venir faire du business en Tunisie en quelques heures, alors qu’un Tunisien doit souvent attendre plusieurs semaines pour se rendre en Europe.  » Pour Karim  Jouini, cette situation constitue  » une violation de l’esprit même des accords de libre‑échange ».

Des raisons d’espérer, mais des choix à faire. Malgré ces défis, Karim Jouini reste optimiste et identifie plusieurs leviers puissants.

Solaire et énergie

La Tunisie a installé « 650 MW de capacité photovoltaïque en un an, soit l’équivalent de 12% de sa capacité électrique totale installée ». « Si cette dynamique se poursuit, nous pourrons doubler notre capacité énergétique en cinq à six ans avec une énergie à très faible coût marginal », affirme‑t‑il.

Dessalement et agriculture

Cette avancée énergétique peut créer un « effet domino » favorable au dessalement de l’eau. « Nous dessalons déjà 15% de nos besoins en eau, ce qui prouve que les compétences et l’industrie existent ». Il appelle à « aller plus loin  et à  transformer notre modèle agricole vers des productions moins consommatrices d’eau « .

 

Marché africain

Le marché africain représente un levier majeur. « Alors que le continent affiche la croissance la plus élevée au monde, nos échanges avec l’Afrique restent très faibles.  » Selon lui, il manque en particulier  des liaisons aériennes, de la logistique, des ambassades économiques actives et des banques capables d’accompagner les entreprises « .Tant que ces infrastructures de base ne seront pas renforcées, le potentiel africain restera largement inexploité.

Talents et mobilité

Sur la question des talents,  Karim Jouini prône une approche pragmatique : « Il est nécessaire de revoir le code des changes  sans forcément aller jusqu’à la convertibilité du dinar afin de permettre aux Tunisiens de voyager, consommer et investir plus librement.  » Il juge également indispensable de réformer le système des visas pour attirer des compétences étrangères.

 

Intelligence artificielle

L’IA est à la fois  » un risque et une opportunité ». Risque pour le modèle de sous‑traitance low cost, mais opportunité pour un pays qui forme beaucoup d’ingénieurs. Il cite des signaux positifs : « L’une des plus importantes acquisitions dans l’IA en Afrique concerne une société tunisienne, Instadeep, et plusieurs startups tunisiennes ont été sélectionnées cette année par Y Combinator. »

Il précise comme suit: “ La Tunisie a réussi, au cours des cinquante premières années de son indépendance, une transition difficile mais remarquable en matière d’éducation et de développement humain.”.  Depuis une vingtaine d’années, ce modèle s’est essoufflé. Pourtant, “ nous disposons aujourd’hui de vrais atouts : le soleil, l’intelligence artificielle et la proximité avec le marché africain “ La question, conclut Karim Jouini, est de savoir “ si nous saurons transformer ces atouts en leviers de croissance, ou si nous allons continuer à subir les transformations du monde”.

 

MARQUÉE: Karim Jouini
Nadia Dejoui 24 mai 2026
Partagez cet article
Facebook Twitter Whatsapp Whatsapp LinkedIn
Article précédent Ferid Belhaj : “ La souveraineté du XXIe siècle se mesure à la capacité d’un pays à organiser ses interdépendances”
Laissez un commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SUIVEZ-NOUS

Facebook Like
Twitter Follow
Youtube Subscribe

Adresse : 3, rue El Kewekibi 1002 Tunis – Tunisie
Tél : (+216) 71 790 773 / 71 792 499
Fax : 71 793 707 / 71 791 427
E-mail : contact@promedia.tn

SUIVEZ-NOUS

©2023 L’Économiste Maghrébin, All Rights Reserved

Removed from reading list

Undo
Content de te revoir!

Connectez-vous à votre compte

Lost your password?