Les changements climatiques au mois de mars 2021

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Concernant les changements climatiques, on note la parution du premier guide pédagogique publié en braille.

Le premier Guide pédagogique sur les changements climatiques, publié en braille, a vu le jour à l’Ecole primaire Ennour des non-voyants de Ben Arous. Ce guide s’inscrit dans le cadre du projet de lutte contre les changements climatiques dans la forêt urbaine de Ben Arous. Le projet bénéficie du soutien financier de l’Agence française de développement (AFD). Le Réseau les enfants de la Terre, en collaboration avec le WWF, a mené le projet en question.

L’économie circulaire régresse en Tunisie

L’évolution de l’économie circulaire en Tunisie se porte mal. D’autant que la crise sanitaire engendrée par la pandémie de Covid-19 donne lieu à une augmentation de la consommation du plastique. Et ce, face à un recul des efforts de recyclage. C’est ce que confirme des conférenciers, à la table ronde sur l’ « Economie Circulaire, une priorité stratégique ». Cette table ronde s’est tenue fin février, à la Cité des Sciences de Tunis.

« La Tunisie se trouve dans une situation pire que les années passées en ce qui concerne la maitrise de la gestion des déchets. Car le contrôle fait défaut et de nombreux chefs d’entreprises se soucient davantage du gain facile que de l’environnement ». C’est ce qu’a laissé entendre pour sa part Hassène Nouri, Maître de conférences en sociologie à l’Institut supérieur des sciences humaines de Tunis.

M. Nouri a évoqué la politique de l’Etat en matière de traitement des déchets. Il s’est interrogé sur l’attachement du gouvernement à rester sur l’enfouissement. Et ce, en dépit de l’existence d’autres alternatives comme la valorisation. Il a donné à ce sujet l’exemple des déchets du bâtiment qui pourraient être recyclés à 75%. L’intervenant évoqué, également, le système Ecolef, qui a permis la création d’emplois, bien que précaires, à environ 8000 chiffonniers.

Hausse des émissions de CO2 en Tunisie entre 2000 et 2014

La Tunisie compte parmi les pays méditerranéens dont les émissions de CO2 ont augmenté entre 2000 et 2014. Et ce, aux cotés de l’Algérie, la Bosnie-Herzégovine, l’Egypte, Israël, la Libye, le Liban, le Maroc et la Turquie. Ainsi affirme le rapport sur l’état de l’Environnement et du Développement en Méditerranée 2020. A noter qu’une émission de CO2 est un rejet de ce gaz dans l’atmosphère terrestre. Le dioxyde de carbone est le deuxième gaz à effet de serre le plus important dans l’atmosphère, après la vapeur d’eau. Les deux contribuent respectivement, à hauteur de 26% et 60% à l’effet de serre.

Changer radicalement des stratégies de développement

La Tunisie est appelée à changer radicalement ses stratégies en matière de développement durable. Le changement doit se faire de manière à intégrer tous les aspects relatifs à l’environnement dans ses planifications. C’est ce qui ressort d’une conférence portant sur les conclusions et recommandations du Rapport sur l’état de l’Environnement et du Développement en Méditerranée 2020 et leur déclinaison dans le contexte tunisien.

Cette rencontre s’est déroulée en visioconférence le 16 février dernier. Et ce, à l’initiative, du plan bleu. La rencontre a permis notamment de mettre en relief les enjeux majeurs auxquels la Tunisie doit faire face. Notamment ceux relatifs à la dégradation des écosystèmes, la pollution persistante de l’environnement et la montée des revendications socioéconomiques. Et ce, à la lumière du processus de décentralisation en cours.

Pour concrétiser le changement radical dans les stratégies de développement durable, deux opportunités s’offrent aux décideurs. C’est ce qu’avance Wafa Sahli, consultante en développement. Il s’agit de la révision de la stratégie de développement. Cette révision  est en cours. Et la préparation du prochain plan quinquennal de développement.

Contribution insuffisante de la Méditerranée à la réduction des émissions de CO2

La contribution de la Méditerranée à la réduction des émissions de dioxyde de carbone (CO2) demeure insuffisante. Ces émissions qui ont atteint leur pic en 2005 sont toujours élevées. Et ce, à cause, notamment, de l’évolution démographique. Selon le rapport sur l’état de l’Environnement et du Développement en Méditerranée 2020. Ce rapport a vu le jour au mois de février. Selon les estimations, les émissions dans la région méditerranéenne représentent 5% du total des émissions mondiales.

La moyenne par habitant est de l’ordre de 4 tonnes, avec de grandes disparités entre les pays de la région. En effet, elles vont de 0,5 à 10 tonnes par habitant. Les pays méditerranéens qui sont à l’origine des émissions de CO2 les plus élevées (plus de 100 kilotonnes en 2014) sont la Turquie, l’Italie, la France, l’Espagne, la Grèce et l’Algérie (par ordre décroissant). Mais certains de ces pays ont vu leurs émissions baisser; à l’instar: de la France, l’Italie, le Chypre, la Croatie, la Grèce et la Slovénie.

Chute de la productivité des cultures de 40% en Algérie et au Maroc

La productivité des cultures devrait chuter de 21% en 2080 dans tous les pays méditerranéens avec des pics de déclin de presque 40% en Algérie et au Maroc. Menaçant la sécurité alimentaire déjà difficile d’une population qui devrait croître. C’est ce qui ressort du rapport sur l’état de l’Environnement et du Développement en Méditerranée 2020.

Selon ce rapport, il est prévu que le changement climatique ait des impacts majeurs sur l’environnement terrestre, côtier et marin de la région méditerranéenne. Ces prévisions indiquent une hausse de l’aridité en raison de précipitations réduites et du réchauffement; un risque accru d’incendies à la fois plus fréquents et plus graves, avec des augmentations prévues de la superficie brûlée comprises entre 40 et 100%; et des impacts négatifs sur la vie sauvage dans les zones humides, à l’intérieur des terres et sur les écosystèmes d’eau douce, en raison de la baisse des niveaux d’eau de pluie et de la qualité de l’eau. Le déclin attendu dans l’intégrité des écosystèmes, de la biodiversité et de la capacité de stockage du carbone conduira à l’érosion et l’épuisement des sols et à la désertification.

Changements climatiques: la 16ème conférence des jeunes précédera la COP 26

La 16ème Conférence des jeunes des Nations unies sur les changement climatiques (COY16) pour le climat aura lieu à Glasgow (Ecosse). L’événement se déroulera une semaine avant la COP26, laquelle est prévue du 1er au 12 novembre 2021. La COY16 est organisée par les YOUNGO (appellation donnée aux délégations de regroupements de jeune à ce sommet), dans le cadre de la préparation des nouvelles générations aux négociations sur le climat et le renforcement de leurs compétences en matière d’élaboration de politiques en la matière, selon Climat Talk.

Outre les sessions plénières et parallèles, des ateliers de renforcement des compétences auront lieu au cours de ce pré sommet. L’objectif étant de doter les délégués de nouvelles compétences en prévision de leur retour à leurs pays d’origine.

L’implication des jeunes lors des négociations climatiques internationales n’est pas un phénomène récent. Depuis de nombreuses années déjà, les jeunes participent à ce rendez-vous mondial. Mais ce n’est que depuis le milieu des années 2000 que les délégations jeunesse ont été officiellement reconnues comme des acteurs de la société civile par le secrétariat de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC).

La 16ème Conférence des Parties de la Convention cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) tenue au Mexique, en 2010, a permis d’observer l’influence des délégations jeunesse dans les négociations. Et même dans le renforcement de leur crédibilité.

Avec TAP

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