À Tozeur et à Sidi Bouzid, deux centrales solaires de 50 MW ont été inaugurées dans le cadre du programme national de transition énergétique, qui vise 35 % d’énergies renouvelables d’ici 2030. Ces projets s’inscrivent dans une stratégie plus large de renforcement du réseau électrique, de réduction des importations de gaz et de diminution du déficit énergétique. Lors de l’inauguration de la centrale de Sidi Bouzid, le 21 avril 2026, Manuel Bufala, ministre conseiller à l’ambassade de France en Tunisie, a évoqué la contribution des acteurs français, notamment Proparco.
Interrogé sur la participation française dans ces projets et plus largement lors de ces deux journées, au-delà de l’AFD, avec l’implication de Business France; Manuel Bufala a rappelé que celle-ci s’opérait via Proparco, filiale de l’AFD dédiée au financement du secteur privé. Proparco a ainsi accordé un financement d’environ 15 millions d’euros, dont une partie bonifiée par le gouvernement français, permettant aux investisseurs SCATEC et EOLUS de concrétiser ces projets.
Il précise dans ce contexte : « La France est fière d’y avoir contribué, car l’énergie solaire et, plus largement, les énergies renouvelables constituent un secteur d’avenir pour la Tunisie. C’est un levier essentiel pour renforcer sa souveraineté énergétique et soutenir un développement économique plus équilibré. C’est un secteur stratégique pour nous. »
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Par ailleurs, Manuel Bufala a fait allusion, dans son allocution, à un événement prévu par le Forum euro-méditerranéen les 27 et 28 octobre 2026. Il s’agit d’un grand rendez-vous à Tunis, organisé en coordination avec l’Union européenne et plusieurs pays méditerranéens, pour promouvoir le développement durable.
A cet égard, l’objectif est d’attirer des investisseurs et entreprises majeurs en leur présentant les opportunités tunisiennes, en valorisant les avancées réalisées et le potentiel du pays, avec le soutien de Business France et du ministère de l’Économie et de la Planification. « Des annonces supplémentaires sur les invités, objectifs et programme seront communiquées prochainement », rappelle-t-il.
Des invités internationaux sont donc attendus, a-t-il confirmé, afin de réunir grandes entreprises, investisseurs internationaux et multilatéraux autour de l’écosystème du développement durable.
En somme, les échanges porteront sur des enjeux méditerranéens communs, tels que la gestion de l’eau, la pollution marine, les énergies renouvelables et le développement urbain durable et inclusif. Et ce, dans l’espoir de faire de cet événement un moment fort de coopération entre la Tunisie, les pays méditerranéens et la France.