Abandon scolaire : une deuxième chance pour les adolescent(es)

abandon scolaire

Donner l’opportunité aux adolescents et aux adolescentes en situation d’abandon scolaire de reprendre le chemin des cours. Tel est l’intérêt du Programme de la Deuxième Chance. Il s’agit du retour à l’école ou de l’accès à une formation professionnelle des
adolescents.

Aujourd’hui, le ministre de l’Education, Fethi Sellaouti, procédait à l’inauguration des bâtiments du centre de la « Deuxième chance ». Il se situe à Bab El Khadra, au cœur de Tunis. Il permettra dans un futur proche d’appuyer le retour à l’école ou l’accès en formation professionnelle d’adolescents en situation d’abandon scolaire.

Un partenariat au service de la jeunesse

De ce fait, ce programme de la Deuxième Chance s’inscrit dans la continuité de l’accord de partenariat signé le 06 mars 2018. Et ce, entre: le Ministère de l’Education; l’ancien Ministère de la Formation Professionnelle et de l’Emploi – aujourd’hui Ministère de la Jeunesse, du Sport et de l’Intégration professionnelle –; le Ministère des Affaires Sociales; l’Ambassade du Royaume Uni en Tunisie; et l’UNICEF.

Ainsi, ce programme vise à apporter un soutien aux adolescents de 12 à 18 ans ayant abandonné l’école. Et ce, en leur fournissant un accompagnement individualisé leur permettant un retour à l’école. Mais aussi l’accès à la formation professionnelle; voire pour les plus âgés (16+), l’intégration sur le marché de l’emploi.
Le centre de Tunis, mis à disposition par le Ministère de l’Education, est l’aboutissement d’un processus de réflexion et de co-construction lancé il y a près de 4 ans. Il implique six ministères, des collectivités territoriales, des ONGs ainsi que le secteur privé.

En outre, le programme de la Deuxième Chance prévoit le lancement de trois autres centres. Un à Gabès, grâce à l’appui du Ministère des Affaires Sociales. Un autre à Kairouan où les locaux sont mis à disposition par l’Agence Tunisienne de la Formation Professionnelle. Et le troisième à l’Ariana, dans le cadre d’un partenariat public-privé.

De ce fait, les centres du Grand Tunis devraient officiellement ouvrir leurs portes courant octobre. Alors que, celui de Gabès devrait être opérationnel dès 2021, suivi de Kairouan.

49% d’adolescents achevaient le cycle secondaire

Par ailleurs, lors de cérémonie d’inauguration du centre, Fethi Sellaouti déclarait: « Avant l’épidémie de COVID-19, la Tunisie était déjà confrontée à des taux d’abandon scolaire conséquents. Une déperdition relativement importante était enregistrée au fil des années d’enseignement. Car seulement 49% des adolescents achevaient le cycle secondaire. La fermeture des écoles pendant six mois consécutifs a fortement perturbé le processus d’apprentissage des enfants et des adolescents. Ce qui risque d’accentuer le risque de décrochage ou d’abandon scolaire. En particulier parmi les élèves en situation socio-économique défavorisée. »

Et de poursuivre: « Pour cette raison, de nouvelles structures telles que les centres de deuxième chance sont considérées comme une priorité éducative; pour donner aux adolescents une nouvelle chance pour se qualifier. Il est primordial d’accélérer la mise en route de ces centres de deuxième chance. Afin que ce modèle puisse être piloté et mis à l’échelle. »

Pour une éducation équitable et adéquate

De son côté, l’Ambassadeur du Royaume-Uni en Tunisie, Mme Louise De Sousa, souligne que ce projet national est le fruit d’un effort collectif. Il implique « le gouvernement tunisien, l’Agence Italienne pour la Coopération au Développement et UNICEF, que je remercie vivement pour leur collaboration constructive ». Elle ajoute que ce projet témoigne de l’importance partagée qu’accordent les gouvernements de la Tunisie et du Royaume-Uni pour une éducation équitable et adéquate.

En somme, l’éducation est un droit précieux qui constitue un pilier important de développement d’un pays. Alors, « nous sommes prêts et engagés à poursuivre notre appui dans ce secteur important et ce dispositif efficace qui a donné ses preuves dans d’autres pays. L’inauguration de ce centre intervient à un moment particulièrement capital pour la Tunisie qui continue à connaitre des transformations et des mutations dans tous les secteurs, y compris l’éducation. Ce projet s’intègre dans le cadre de la réforme à long terme du secteur de l’éducation entamée par le Gouvernement tunisien », précise-t-elle.

Chaque enfant devrait avoir le droit d’échouer et de ressayer

Par ailleurs, Mme Marilena Viviani, Représentante de l’UNICEF en Tunisie, remerciait le Gouvernement de la Tunisie, le Royaume Uni, et les autres partenaires du secteur éducatif. Elle conclut: « Chaque enfant devrait avoir le droit d’échouer et de ressayer. Sans que cela hypothèque ses chances de réussite dans la vie. La pandémie de la COVID-19 a des conséquences négatives très importantes pour les enfants mondialement, y compris en Tunisie. L’UNICEF travaille étroitement avec ses partenaires pour faire face à ces nombreux défis posés par la COVID-19. En faisant en sorte qu’aucun enfant ne soit laissé pour compte. Je me réjouis d’assister aujourd’hui à l’inauguration du premier centre. Il permettra de donner une deuxième chance à des centaines d’enfants. De même qu’i contribuera à assurer leur droit à une éducation et une formation et à avoir un projet à la sortie. »

D’après communiqué

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