Affaire Rahma Lahmar : les pour et les contre la peine de mort

La peine de mort

Depuis l’assassinat de la jeune fille de 27 ans Rahma Lahmar, la toile a réagi  entre les pour et les contre de la peine de mort quant à l’auteur de ce crime. D’ailleurs, les circonstances de la mort de la jeune ont choqué plus d’un. l’auteur de ce crime a mutilé le corps de la jeune fille après l’avoir violé.

Il faut dire que la vague de violence n’a fait qu’accroître depuis des années. Certains appellent à la peine de mort alors que d’autres s’y opposent.
Cela dit, un grand nombre d’internautes revendiquent le rétablissement des rafles et du service national à tous ceux qui sont en âge de faire le service militaire. C’est ce qu’a souligné Elyes Kasri,  ancien ambassadeur de Tunisie au Japon, en Allemagne et à Séoul. Tout en prônant la peine capitale pour les crimes de sang et l’usage d’armes contre les forces armées et de sécurité intérieure.
Bochra Belhaj Hamida, avocate et militante des droit de l’Homme, elle en revanche, s’oppose à la peine de mort et ce depuis toujours.
Il en va de même pour la CTCPM Coalition tunisienne contre  la peine de mort qui défend toutes les formes de violation du droit à la vie et des libertés individuelles et publiques à la suite du crime odieux dont la jeune victime Rahma Lahmar avait subi comme sort.
De ce fait, elle recommande, via son communiqué à révéler les origines et les faits de ce crime dans le cadre d’une transparence absolue et d’un procès équitable.
Dans ce contexte, elle rappelle que la responsabilité d’assurer la sécurité des Tunisiennes et des Tunisiennes et de les protéger de la violence sous toutes ses formes et de protéger ses victimes et leur engagement est un devoir qui incombe entièrement à l’Etat.
Mabrouk Korchid, député indépendant, lui en revanche insiste sur l’application de la peine de mort via son post. D’ailleurs, il explique les raisons de sa requête. Tout en soulignant  la perte des valeurs sociales auprès des Tunisiens, mais aussi la fragilité des institutions de l’Etat et ce via  les appareils sécuritaire et judiciaire. Laissant ainsi la voie à l’impunité.

Qu’en est-il de la peine de mort en Tunisie ?

Rappelons que la majorité des pays du monde ont aboli la peine de mort en raison de l’abolition et de la criminalisation de l’esclavage, de la discrimination raciale et du colonialisme.
Rappelons que 144 pays ont aboli la peine de mort sur un total de 193 pays dans le monde.
Pour le cas de la Tunisie, elle a voté depuis 2012 en faveur de la décision de l’Assemblée générale des Nations Unies de suspendre les exécutions. Elle est partie prenante pour un grand nombre de conventions internationales prônant la protection des droits de l’homme, en plus de ce que sa constitution stipule que «le droit à la vie est sacré».

En Tunisie, on peut souligner que le nombre le plus élevé de condamnations a été enregistré en 2010, soit 22 condamnations à la peine capitale, mentionne le rapport d’Amnesty international. Toutefois aucune exécution n’a eu lieu depuis des années, sachant que la dernière exécution enregistrée en Tunisie date de 1991.

En somme, les  violences se font de plus en plus nombreuses. Ce qui est malheureusement devenu  un phénomène social qui doit être  réprimé. Cela, si nous voulons instaurer la culture de la vie et non la culture de la peur ou de la mort..

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