Absence d’une représentativité régionale dans le gouvernement Fakhfakh ?

représentativité régionale - l'économiste maghrébin

Des députés représentant des régions intérieures, notamment de Jendouba, Sidi Bouzid et Kasserine, dénoncent une absence de « représentativité régionale » dans le gouvernement Fakhfakh.

Lors du débat général, mercredi, lors de la séance plénière consacrée au vote de confiance au gouvernement de Elyes Fakhfakh, ces députés se sont dits indignés face à cette « exclusion » qu’ils ont qualifiée d »intentionnelle ». Lors de leur intervention, ils ont évoqué une faible représentativité régionale.

Des députés des blocs de « Qalb Tounes », d’Al-Mostaqbel. Ainsi que des députés indépendants ont estimé que Fakhfakh « a bâti son gouvernement sur l’exclusion ». « Il a exclu des régions entières, des blocs parlementaires ayant plusieurs sièges. Ainsi que des partis politiques », ont-ils souligné. Pour eux, le chef du gouvernement a ainsi créé un climat de tensions ne reflétant pas la volonté d’établir un gouvernement d’union nationale.

La députée Nouha Aissaoui (Qalb Tounes) s’est interrogée sur la raison de l’absence de la représentation du gouvernorat de Sidi Bouzid, « berceau de la révolution ». Affirmant, entre autres, qu’elle ne votera pas pour ce gouvernement.

L’exclusion est une méthode de travail pour Elyes Fakhfakh a estimé la députée du même bloc Souhir Askri. Pour Leila Haddad (Qalb Tounes), il est impératif de se pencher sur le dossier de la justice transitionnelle. Ainsi que celui des martyrs et blessés de la révolution.

Indignation des députés

Les députés Issam Barkouki et Mohamed Salah Letifi (bloc Al-Mostaqbel) ont fait part de leur indignation. Et ce, face à la non-participation de leurs gouvernorats respectifs (Sidi Bouzid et Kasserine). Notamment dans la composition du gouvernement proposé, rappelant que « la Constitution reconnaît le principe de la discrimination positive ».

Pour le député Thameur Saâd (bloc de l’Union patriotique libre), ce gouvernement « n’est pas homogène ». Et ne peut « ouvrir la voie à la stabilité politique requise. Dans la mesure où il est basé sur des composantes politiques contradictoires ».

La députée Halima Hammami, membre du bloc parlementaire de la Coalition Al-Karama, dont les membres ont décidé de ne pas voter pour le gouvernement, a estimé que le gouvernement proposé compte « des ministres autour desquels planent des suspicions de corruption ».

Quant au Courant Démocrate, représenté par le député Adnene Hajji, il a estimé que le discours du chef du gouvernement est « vague, dénué de chiffres ou de délais précis ». « Ce qui le rend identique aux précédents discours ».

Avec TAP

 

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