Habib Jomli annonce ses priorités pour les Tunisiens

Habib Jemli - l'économiste maghrebin

Le Chef du gouvernement chargé de la formation du gouvernement Habib Jomli annonce ses priorités socio-économiques. Habib Jomli, explique, également, la démarche à suivre pour la formation du gouvernement.

Le premier défi est la mobilisation des ressources pour le budget 2020. Habib Jomli affirme que le budget 2020 nécessite la mobilisation de 11 milliards de dinars dont 2,4% par financement local. Pour lui, le problème consiste à la mobilisation de 8,8 milliards de dinars sous forme de financement extérieur.

Habib Jomli affirme que la situation n’est pas claire pour le moment quant à la méthode de la mobilisation de cette somme. L’intervenant considère que le prochain gouvernement doit faire preuve d’habilité pour la mobilisation de ces ressources. « Nous misons sur  les relations de la Tunisie avec ses partenaires étrangers », lance-t-il. Et, de citer l’Union européenne et « les pays arabes frères et amis ».

La deuxième priorité est le redémarrage de la machine économique. Et ce, dans tous les secteurs stratégiques. Ce qui impacterait positivement le gouvernement. Les secteurs concernés sont, entre autres, le phosphates et ses dérivés. Et de considérer que la formation du nouveau gouvernement est une occasion pour répondre aux aspirations des Tunisiens.

La lutte contre la corruption est également prioritaire

La troisième priorité est la lutte contre la corruption. Dans ce sillage, Habib Jomli affirme que la lutte contre la corruption demeure prioritaire. Dans le même contexte, il affirme que la corruption est l’un fléau qui est néfaste pour l’économie et la croissance.

La lutte contre la marginalisation et la pauvreté dans plusieurs régions est la quatrième priorité. Ainsi, il souligne l’importance de la baisse des prix pour les Tunisiens. Sans donner plus de détails, il affirme que le déficit énergétique figure sur la liste des priorités.

Le chef du gouvernement chargé de la formation du gouvernement Habib Jomli a interpellé les Tunisiens. Pour lui, l’espoir est immense pour relever le défi. Tout en affichant son optimisme, il affirme qu’il va collaborer avec toutes les parties prenantes. « Je serais ouvert à tout le monde », lance-t-il.

Un futur chef du gouvernement maîtrisant la situation

Habib Jomli a affirmé que la situation économique, financière et sociale du pays est difficile. Il rappelle que le taux de croissance est faible depuis des années, ne dépassant pas 2%. Il fait noter également que le taux de croissance en 2019 ne dépasserait pas 1,3%. De ce fait, Habib Jomli conclut que la baisse de la croissance est la raison principale de la dégradation de la situation économique du pays.

La baisse de la croissance est due, entre autres, à la dégradation de plusieurs secteurs stratégiques comme l’industrie manufacturière dont le taux de croissance avoisinait les 7% avant la révolution.  Dans le même ordre d’idées, l’intervenant a précisé que le secteur minier injectait énormément d’argent pour les caisses de l’Etat. Ce qui n’était plus à l’ordre du jour, après la révolution. Malgré cette situation, les secteurs agricoles et touristiques ont amélioré leur situation économique.

Il souligne le faible taux d’exécution des projets publics et des projets privés. De ce fait, il pointe du doigt également les complications administratives. Outre ces faiblesses, il souligne le retard du paiement des promoteurs.

En ce qui concerne, la formation du gouvernement, Habib Jomli affirme qu’il partira du programme socio-économique du mouvement Enndhaha. D’ailleurs, le parti islamiste lui a proposé le document en question. Le chef du gouvernement chargé de former le gouvernement affirme qu’on adoptant cette démarche, il évitera des pertes de temps. Habib Jomli précise, par ailleurs, que le document n’engage en rien les partis politiques. « Nous allons retenir uniquement ce que nos allons juger important ». Le programme demeure discutable, selon lui.

De ce fait, il s’agit de se concerter sur le programme. Et ce, avant de distribuer les portefeuilles ministériels. Il se réserve le choix de nommer des ministres indépendants. « Nous voulons que ce soit un gouvernement de compétence capable de solutionner les problèmes », annonce-t-il.  Chaque ministre est obligé de préparer son programme à la lumière de la situation. Habib Jomli expliquera cette démarche à tous les partis politiques avec lesquels il va mener les négociations.

Enfin, il affirme qu’il est bel et bien prêt à s’entretenir avec tous les partis politiques. « Je n’ai aucune réserve par rapport à n’importe quel parti politique », affirme-t-il. L’intervenant affirme, également qu’il écoutera les propositions de l’UTICA, l’UGTT, l’UTAP et la société civile. Il dit avoir préparé une liste d’experts qu’il compte consulter.

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