Abdelaziz Belkhoja : « L’insécurité judiciaire entraîne toutes les autres insécurités »

Abdelaziz Belkhoja
Abdelaziz Belkhoja

Les nouvelles vont vite ! Au bout de 24 heures, deux informations ont circulé sur la Toile. A savoir le gel des avoirs et l’interdiction de voyage de Nabil Karoui, candidat à la présidentielle et le rejet du recours à l’amendement de la loi électorale.

Aussitôt annoncées, Abdelaziz Belkhoja, analyste politique et membre du parti de Nabil Karoui « Au coeur de la Tunisie » propose son analyse.

Il souligne dans une déclaration à leconomistemaghrebin.com: « Le pôle judiciaire a démontré sa dépendance vis-à-vis de l’exécutif. il juge selon les deux poids deux mesures. Dans des cas avérés de corruption, il n’a ni procédé à des interdictions de voyage ni à un gel des avoirs. Certains dossiers contiennent des accusations dénuées de tout fondement. Par contre dans des cas avérés de corruption, il n’a ni procédé à des interdictions de voyage ni à un gel des avoirs ».

Sur un autre volet, quant à la décision de l’Instance provisoire de la constitutionnalité des lois qui considère que l’amendement de la loi électorale – qui interdit à certains de présenter leur candidature – est « constitutionnel, il s’agit d’une aberration », s’insurge Abdelaziz Belkhoja.

Selon lui, il s’agit d’une loi d’exclusion qui est passée pratiquement en force au parlement.  Voté le 18 juin 2019, l’amendement de la loi électorale est contraire à tous les principes généraux du droit, ajoute Belkhoja.

 « La Tunisie est malade de sa justice qui est restée dépendante »

Et de poursuivre: « Cette décision prouve, une nouvelle fois, que la Tunisie est malade de sa justice qui est restée, statutairement, dépendante de l’exécutif et donc soumise aux desiderata du pouvoir en place. L’insécurité juridique entraîne toutes les autres insécurités. L’insécurité politique comme l’insécurité économique voire l’insécurité tout court. »

Il conclut: « Il y a des décisions à prendre si nous voulons en finir avec l’assujettissement du judiciaire: la décision doit être collective et non pas relever d’un seul juge et donner aux juges d’instruction leur autonomie. Sans oublier bien sûr, d’accorder à tous les juges une augmentation substantielle de leur salaire actuel pour les inciter à sauvegarder leur indépendance. Sauf que les gouvernements rechignent à donner aux juges leur indépendance et leur dignité. Ils préfèrent les laisser dans un statut inférieur pour pouvoir les soumettre… »

Rappelons que Abdelaziz Belkhoja a décidé de rejoindre le parti de Nabil Karoui le 2 juillet. A propos de son choix de faire partie de l’équipe il déclare : les accusations à l’encontre de Nabil Karoui sont trop grossières pour être crédibles. Et ce d’autant plus que ses adversaires politiques ont intérêt à l’écarter de la course au pouvoir. 

En effet, à l’approche des élections, les intentions de vote placent Nabil Karoui en tête des intentions de vote. Celles-ci sorties des divers sondages publiés récemment. Il va sans dire que l’ équipe du parti se prépare aux élections législatives, étant bien consciente de la difficulté de la mission qui exige une vision, beaucoup d’énergie et une mentalité positive.

Enfin, il déclare dans son post que la Tunisie a besoin de gens d’une autre trempe, d’une équipe déterminée, porteuse d’une vision, pleine d’idées et de projets, courageuse, fonceuse. 

Selon lui, la réussite doit être collective. Quant au programme, il sera  dévoilé en temps voulu. 

 

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