A Essaouira : l’entreprise citoyenne au cœur du débat

Essaouira
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L’appel d’Essaouira pour un nouveau contrat citoyen des entreprises. Tel est le principal thème que lance Thinkers & Doers pour sa deuxième édition, à Essaouira au Maroc, les 29 et 30 juin 2019.

C’est pour porter et promouvoir cette vision et ces valeurs  qu’Essaouira accueille pendant  trois jours plus de 150 personnalités de tous horizons. Ils sont penseurs et acteurs venus des quatre  coins de globe pour s’associer à ces Etats généraux des entreprises citoyennes. L’objectif s’articule autour de cinq initiatives fortes pour accélérer l’engagement de nos écosystèmes entre autres.

Essaouira : bâtir urgemment un modèle économique

Il est clair que la grande question qui se pose aujourd’hui est de savoir comment l’économie devra s’associer au bien-être. Car tout le monde le sait, et ce n’est une surprise pour personne, l’économie cause malheureusement des dégâts. D’où un enjeu majeur qui s’impose. En d’autres termes, il faut bâtir urgemment un modèle économique qui assure la préservation de l’environnement et la promotion du progrès social.

En premier lieu, Christophe Iltier, haut-commissaire à l’Economie sociale et solidaire témoigne. Il s’exprime sur ce mouvement des entreprises qui se réunissent et créent des coalitions pour être plus efficaces ensemble.

L’objectif, selon lui, est d’apporter des solutions efficaces qui permettraient d’accompagner les entreprises dans leurs implications, dans leurs engagements pour le climat et pour réduire en effet les inégalités.

Par ailleurs, les intervenants ont évoqué des cas de success stories. Comme le cas de Magali Payen qui en est un exemple. Elle est la co-organisatrice de la campagne : « On est prêt ». La campagne a récolté deux millions de signataires sur les réseaux sociaux pour lutter contre le changement climatique.

Il en va de même de Koketso Moeti, fellow de la fondation Obama, qui elle aussi se mobilise. En effet, elle a créé une plateforme d’engagement en Afrique du Sud.

Grégoire Ducret, directeur général du 21, l’accélérateur d’innovation sociale, précise que le 21 est plus une plateforme d’innovation sociale. Elle regroupe les 60 000 bénévoles et 18 000 salariés de la  Croix-Rouge française.

« Je parle bien souvent du défi social du 21 siècle c’est qu’à la fois nous avons une diversification et une complexification des besoins sociaux », dit-il.

Relever le défi du 21ème siècle, cela veut aussi dire celui des besoins sociaux persistants ou nouveaux, plus complexes, plus importants, plus urgents. Mais aussi des formes d’engagement plus ponctuelles, orientées vers le projet, à la recherche de l’impact.

Il a également cité l’exemple de la France durant la période 2005-2015. En effet, plus d’un million de personnes passaient le seuil de pauvreté et il avait fallu agir.

Un africain sur quatre a accès à l’énergie

Par ailleurs, Olga Jhonson, ambassadrice pour l’Afrique de Winch Energie, élue locale engagée dans la vie citoyenne et conseillère spéciale à titre bénévole de la fondation Energie pour le monde, a mentionné qu’un africain sur quatre a accès à l’énergie. Cela veut dire en gros que 75% de la population n’ont pas accès à l’énergie et restent plongés dans le noir, en dessous du seuil soutenable. Selon elle il faut une décision politique forte et une action collective des citoyens.

Elle ajoute : « Pour moi, si cela n’a pas été fait jusqu’à présent, c’est  parce que cela n’a pas été choisi comme priorité. »

Les crises sociales et écologiques ont atteint une telle ampleur que nous devons créer des coalitions nouvelles. Aujourd’hui, des entreprises pèsent plus que des Etats; des ONG communiquent plus que la télévision; des individus influent par millions sur les mentalités. D’où le besoin d’action pour initier un mouvement sans précédent, une mobilisation générale en temps de paix.

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