Lutter contre la corruption, condition sine qua non de la sécurité alimentaire

consommation sécurité alimentaire

L’UTAP et l’INLUCC ont signé un accord de partenariat stipulant la création d’une commission mixte. Elle vise à lutter contre la corruption dans le secteur agricole.

A cette occasion, Chawki Tabib, président de l’INLUCC, annonce que cette commission mixte de lutte contre la corruption aura pour mission de faire le diagnostic de la situation dans le secteur agricole et de la pêche.

De même, elle devra mettre en œuvre un programme de travail pour déterminer les domaines dans lesquels des dossiers de corruption seront ouverts.

Puis, il a estimé que plusieurs phénomènes de corruption entachent le secteur de l’agriculture et de la pêche. Leurs effets se font sentir sur les petits agriculteurs et marins-pêcheurs. Sachant que ces derniers représentent plus de 80% de l’ensemble des producteurs.

UTAP - INLUCC
Abdelmajid Ezzar, président de l’UTAP (à gauche) et Chawki Tabi, président de l’INLUCC (à droite).

En outre, M. Tabib précise que la corruption ne concerne pas seulement les circuits de distribution des intrants et des produits. Mais elle se manifeste encore dans les grands obstacles auxquels sont confrontés les agriculteurs et les marins-pêcheurs. Et ce, afin de réaliser leurs propres projets et bénéficier des avantages octroyés dans ce domaine.

Et de citer, à cet égard, la bureaucratie détestable qui représente l’une des formes de la corruption.
De son côté, Abdelmajid Ezzar, président de l’UTAP, indique que les agriculteurs et les marins-pêcheurs sont la catégorie la plus affectée par l’absence de gouvernance et la corruption. Et ce, à tous les maillons de la chaîne de production.
D’ailleurs, il précise qu’ils restent les victimes des circuits de distribution non contrôlés et non transparents, manipulés par les barons de la corruption.

De plus, ils souffrent de la marginalisation et de l’absence de mécanismes d’encadrement et de soutien et surtout du manque de vulgarisation. Ceci résulte, selon ses propos, en la réticence des jeunes à exercer dans le secteur agricole.

Au final, M. Ezzar souligne que la lutte contre la corruption dans le secteur agricole est une condition sine qua non. Et ce, pour la réalisation de la sécurité alimentaire et la préservation de la durabilité des filières de production.

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