Les prix alimentaires mondiaux ont connu une hausse durant le mois de mars 2026 pour le deuxième mois consécutif. Et ce, dans un contexte marqué par des tensions au Moyen-Orient et la fermeture du détroit d’Ormuz. Ce qui a entraîné des perturbations et des tensions du marché des engrais, de l’énergie et des intrants agricoles. Car il faut rappeler que près d’un tiers du commerce maritime mondial de fertilisants y passe.
De ce fait, pour faire face à cette menace croissante de la sécurité alimentaire mondiale, la FAO appelle les États à ne pas imposer de restrictions à l’exportation d’énergie et d’engrais. C’est ce qu’a révélé l’agence Ecofin.
Ainsi, toujours selon Ecofin, les experts ont souligné l’importance de l’équilibre des flux mondiaux de fertilisants. Et ce, dans le but d’éviter une chute des rendements, une flambée des prix des matières premières agricoles et une nouvelle vague d’inflation alimentaire.
Par ailleurs, la FAO appelle les institutions financières internationales à réagir afin de soutenir les pays les plus exposés.
Il convient de noter que l’instabilité climatique amène à une situation alarmante qui pourrait réduire les rendements dans de nombreuses régions tropicales.
Au delà des appels de la FAO, plusieurs grands exportateurs privilégient leurs marchés domestiques : la Russie a suspendu ses ventes de nitrate d’ammonium et la Chine prolonge jusqu’en août ses restrictions sur l’urée.
En somme, de telles décisions compliqueraient davantage l’approvisionnement mondial et fragiliseraient les systèmes agricoles des pays dépendants des importations d’engrais.