Didier Deschamps a-t-il un problème avec les joueurs d’origine nord-africaine ?

Didier Deschamps L'Economiste Maghrébin

Suite à l’accusation de racisme proférée à son encontre par l’attaquant-vedette du Real Madrid, Karim Benzema, le sélectionneur des Bleus a réfuté ces allégations en exprimant sa « blessure profonde ».

Des Choix troublants

Karim Benzema, l’un des meilleurs attaquants français et joueur-vedette de l’équipe mythique du  Real Madrid n’a plus été sélectionné depuis l’automne 2015.

Éric Cantona, connu pour son franc-parler, et qui a côtoyé Didier Deschamps comme joueur  chez les Bleus, avait accusé Didier Deschamps d’avoir écarté Karim Benzema mais aussi Hatem Ben Arfa en raison de leurs « origines nord-africaines ».

Hatem Ben Arfa avait été relégué au rang de réserviste pour  la Coupe européenne qui devait  débuter en juillet 2016, alors qu’il avait inscrit 17 buts au championnat ave Nice.

Sami Nasri, qui n’a plus été sélectionné depuis 2013, avait également laissé entendre que « certains choix du coach des Bleus ont été influencés par les origines des joueurs ». Alors le sélectionneur de l’Equipe de France serait-il raciste ?

Je n’oublierai jamais

Profondément marqué par les propos de Karim Benzema qui l’avait  ouvertement  accusé «  d’avoir cédé à la pression d’une partie raciste de la France », et surtout intimement touché par l’inscription « raciste » taguée  en grosses lettres sur sa maison en Bretagne, Didier Deschamps  a vivement réagi r au micro de l’Europe 1 « Que certains puissent se permettre de tenir des discours qui amènent à des conséquences qui dépassent tout entendement, ça, je n’oublierai jamais, forcément. On vit avec, mais, à ce moment-là, j’ai considéré que la ligne blanche avait été franchie et quand on franchit la ligne blanche, il y a un point de non-retour ».

Et d’enfoncer le clou « Je sélectionne des joueurs français, ils sont tous français et ça ne m’est jamais arrivé de ne pas sélectionner quelqu’un pour des raisons de couleur ou de religion », a rappelé avec insistance le patron des Bleus.

Revenant hier dans une deuxième intervention, cette fois sur France Inter, sur sa maison profanée, le champion du monde a encore exprimé sa tristesse « Qu’on attaque ma famille, ma petite filleule adoptée et qui est malienne, c’est d’une violence absolue ; je suis moi, prêt à prendre tous les coups, mais là », a-t-il déclaré avec amertume.

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