Afek Tounes : la modernisation de l’administration fiscale est une urgence

Afek Tounes L'Economiste Maghrébin

Quels sont les enjeux du PLF 2019? Tel est le débat lancé hier par le parti Afek Tounes. Quelles solutions préconiser? Mais avant tout, il est nécessaire de faire un diagnostic.

Abderrazak Zouari, ancien ministre du Développement et économiste, parlant de l’inflation, déclare : « On est dans l’inflation structurelle. »

Évoquant la grève générale dans la Fonction publique, il a souligné dans ce contexte : « C’est tout à fait normal qu’on ait des grèves au niveau de la Fonction publique. Et c’est au gouvernement de s’expliquer et de sortir de son silence pour mettre fin à ces tiraillements. »

La réforme du secteur public et de l’administration

Il précise également l’importance de la mise en place des réformes. En clair, il met l’accent sur la réforme du secteur public et de l’administration qui doivent selon lui primer. Il souligne en effet : « C’est un secteur qui a un poids conséquent dans l’économie et qui nécessite des compétences dans l’administration publique. »

Alors que pour d’autres experts, ils estiment que la modernisation de l’administration fiscale doit être appliquée d’urgence. Tout comme il est question de miser sur les grands projets. 

Les experts présents ont estimé que pour relancer la croissance économique, il fallait des entreprises de grande taille qui emploient un grand nombre de personnes qualifiées, ainsi que des diplômés. En d’autres termes, ils estiment que la croissance ne sera pas de retour en Tunisie sans les grands projets.

Quant à la question de l’endettement, pour eux l’investissement doit être financé par des emprunts à long terme.

De son côté, Yassine Brahim, président du parti Afek Tounes, a fait savoir que l’investissement privé a bien régressé cette année. Il précise que l’une des causes principales est liée à la pression fiscale, surtout sur le secteur de l’immobilier. Citant ainsi l’exemple des biens d’équipement qui ont baissé en T2 et T3 2018. Il précise entre autres : « Je doute fort que l’investissement soit revu à la hausse à hauteur de 11%. » 

 

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