Audition des ministres de l’Intérieur et de la Justice à l’ARP

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La séance plénière de questions aux ministres de l’Intérieur et de la Justice, vient de commencer, en ce lundi 19 novembre. Elle est relative aux affaires d’assassinats politiques, de la chambre noire et de l’appareil sécuritaire d’Ennahdha. 

En effet, tout commence avec les affirmations du collectif de défense de Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Il affirme, depuis quelques semaines, que la chambre noire au sein du ministère de l’Intérieur existe. En réponse à la question du collectif, Karim Jamoussi, ministre de la Justice, a indiqué : « La plainte relative à l’organisation secrète d’Ennahdha a été déposée auprès de la justice civile et non pas à la justice militaire. » 

De son côté Hichem Fourati, ministre de l’Intérieur, est revenu lui aussi sur la question. Il a affirmé : « Nous formulons des réserves sur l’appellation de chambre noire, quant au bureau du ministère de l’Intérieur où se trouvent les documents relatifs à l’assassinat de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi. » 

Par ailleurs, Fatma Mseddi, députée du parti Nidaa Tounes, n’a pas mâché son mot. Elle souligne que le rapport du comité de défense de Chokri Belaïd et de Mohamed Brahmi a dévoilé plusieurs vérités, « dont les agents parallèles impliqués dans l’envoi des jeunes dans les zones de conflits ». « On veut savoir s’il s’agit vraiment d’une organisation secrète », a-t-elle poursuivi. 

ARP : « La nonchalance a tué Chokri Belaïd »

Elle a également souligné : « Le ministère de l’Intérieur a appris à l’avance que Mohamed Brahmi recevait des menaces d’assassinat, mais n’a pas réagi. Le ministère public semble être quant à lui instrumentalisé politiquement. » 

Slah Bargaoui, député du parti Machrou3 Tounes, a mis l’accent sur l’importance de cette l’affaire qui ne doit en aucun cas être liée à une affaire politique, mais bel et bien à une affaire nationale qui concerne tous les Tunisiens. 

Pour sa part, Ahmed Seddik, député du Front Populaire a pointé du doigt le discours du ministre de l’Intérieur qui, selon lui, contient plusieurs fausses informations. « Je ne vois pas la différence entre chambre ou bureau ou espace noir! Ce qui compte c’est la réalité des documents détenus et gardés dans cet espace », a-t-il poursuivi. 

Il a également indiqué : « La nonchalance a tué Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi. Les deux martyrs ont reçu de vraies menaces d’assassinat, mais les autorités les ont prises à la légère. » 

Les débats se poursuivent…

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