Environnement : l’action innovante d’Horizon 2020 Smart-Plant

Smart-Plant est un projet européen de dix millions d’euros. Coordonné par l’Italie et financé dans le cadre des projets Horizon 2020. Ce projet vise à rendre les stations de traitement des eaux usées urbaines plus efficaces. En les convertissant en moteur de l’économie circulaire.

L’objectif est de récupérer la valeur des eaux usées : la cellulose, les bio-polymères et le phosphore. Ces derniers serviront à la production de bio-composites, biofertilisants et biocombustibles.

L’un des pivots autour desquels le projet Smart-Plant travaille depuis deux ans déjà avec succès est de passer de l’état de déchet à celui de ressource. Avec à la clé une valeur marchande.

En quoi consiste le projet Horizon 2020 Smart -Plant ?

Le projet coordonné par l’Italie Horizon 2020 Smart-Plant (www.smart-plant.eu) met l’accent sur les technologies pour la récupération du phosphore. Et d’autres matériaux de valeur lors du traitement des eaux usées aujourd’hui disponibles. Des stations d’épuration en Italie et en Europe testent actuellement ces technologies.

Les barrières ou les incertitudes législatives et réglementaires freinent les parcours de l’économie circulaire. Surtout en Italie. Ces dernières ont récemment porté sur « l’urgence boues ». En effet, la sentence du Tribunal administratif régional de Lombardie (le 20 juillet) a bloqué la réutilisation dans l’agriculture des boues produites par les stations d’épuration.

Des problèmes analogues se sont produits en Toscane. Où 10 000 tonnes de boue en moyenne sont produites par mois. Pour le cas de l’Italie, 5 millions de tonnes environ de boue sont produites chaque année par les stations d’épuration. « Aujourd’hui, la technologie durable obtenue grâce à des projets tels que Smart Plant nous montre qu’il est possible de transformer les stations d’épuration en installations de récupération de matières renouvelables ». Et  qui ont de la valeur et un marché : « Il faut travailler pour faire reconnaître cette valeur économique circulaire, tout en assurant la sécurité pour la santé et l’environnement », souligne le professeur Francesco Fatone.

Cela est confirmé par l’installation innovante qui a été inaugurée le 12 février dernier à Carbonera, dans la province de Trévise. Il s’agit de la plus grande installation démonstrative en fonction dans les stations d’épuration urbaines. Par conséquent, elle sera en mesure de récupérer, grâce à des technologies innovantes, 1 kilo environ par jour de bioplastiques et 300 grammes de struvite (sel de phosphore). Et ce, à partir des boues d’épuration.

Les projets et les sites 

Geestmerambacht (Hollande) récupération de cellulose ; Karmiel (Israël) récupération du biogaz des eaux ; Manresa (Espagne) récupération de bio-polymères et phosphore des eaux ; Cranfield (Angleterre) récupération de fertilisants (phosphore et potassium) ; Carbonera (Italie) récupération de bio-polymères et phosphore ; Psyttalia (Grèce) récupération de biogaz et phosphore ; Londres, transformation de la matière récupérée en bio-composites ; VIC (Espagne) transformation des boues en biofertilisants et biocombustibles.

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