Alcool : quel seuil à ne pas dépasser si l’on veut préserver une bonne espérance de vie ?

espérance de vie

La consommation d’alcool a fortement évolué à travers le temps et selon les cultures, dont les premières traces remontent à la préhistoire. Cette boisson, à la fois appréciée et controversée ne met personne d’accord sur ses effets. A mesure que la recherche se pense sur cette question, de plus en plus de données orientent vers des seuils de consommation à ne pas dépasser, afin d’éviter que cette consommation soit synonyme de nocivité.

Seulement les limites à faible risque recommandées pour la consommation d’alcool varient considérablement selon les différentes directives nationales. Une équipe internationale de scientifiques a de ce fait réuni 83 études réalisées auparavant sur cette question, avec l’analyse des données de près de 600 000 individus. L’objectif étant de définir le seuil de consommation d’alcool associé au risque le plus faible de mortalité toutes causes confondues et de maladies cardiovasculaires.

Sur les 600 000 individus consommateurs d’alcool initialement non atteints de maladies vasculaires qui ont fait l’objet de l’analyse, plus de 40 000 décès ont été enregistrés, et presque autant d’accidents cardiovasculaires. Ainsi les scientifiques ont montré que par rapport à ceux qui ont déclaré boire moins de 100g d’alcool pur par semaine, ceux qui ont déclaré consommer entre 100g et 200 g d’alcool pur par semaine, entre 200g et 350 g d’alcool pur par semaine et plus de 350 g d’alcool pur par semaine avaient respectivement une espérance de vie plus courte à l’âge de 40 ans d’environ 6 mois, 1 ans à 2 ans, et  4 ans à 5 ans.

Selon cette gigantesque synthèse publiée dans la revue The Lancet, le niveau de consommation sans danger serait donc de 100g d’alcool pur par semaine. Pour faire plus simple cela revient à près de 10 verres standards, sachant que 10 grammes d’alcool pur correspond approximativement à : 25 cl de bière ou cidre à 6 degrés, 12,5 cl de vin ou champagne à 11 degrés, 6 cl d’apéritif à 20 degrés, 3 cl de whisky à 40 degrés, 2 cl de pastis ou digestif à 45 degrés (ces chiffres pouvant varier en fonction du type d’alcool) .

Selon les conclusions de l’étude : «Ces données suggèrent d’imposer des limites pour la consommation d’alcool inférieures à celles recommandées dans la plupart des pays », sachant qu’aux Etats-Unis le seuil sain de consommation d’alcool est de 196 g d’alcool pur par semaine, soit presque le double du seuil déterminé par cette étude.

Fixer des limites saines, déterminer des quotas de consommation revient encore et toujours à préconiser une consommation d’alcool dont le maitre mot est la modération.

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