Le divorce entre Nidaa Tounes et Ennahdha, à quel prix?

Plus rien ne va entre Nidaa Tounes et Ennahdha. Depuis l’annonce du divorce avec le mouvement Ennahdha, Nidaa Tounes a l’intention de regrouper ses structures pour préparer les prochaines élections municipales.

Mourad Dellech, président de la commission juridique du parti Nidaa Tounes nous a indiqué que le principal objectif est d’éclaircir les choses par rapport à l’opinion publique. « Il n’a jamais été question d’une alliance politique, mais d’une participation à la composition d’un gouvernement, suite aux résultats des élections, ainsi que sur la base de l’Accord de Carthage qui a donné vie au gouvernement d’unité nationale », a-t-il ajouté. 

Et de poursuivre: « On continuera à faire des sacrifices si besoin est, mais nous sommes amenés à gagner des élections. C’est pourquoi une mise au point était nécessaire et que chacun désormais assume ses responsabilités par rapport à ses choix politiques. »

Dans la même optique, Khaled Chouket, un des dirigeants du parti Nidaa Tounes est revenu, dans une déclaration radiophonique, sur les résultats des élections législatives partielles en Allemagne, qui selon lui, n’étaient pas une surprise. Il précise à cet effet: « Ce fut un catalyseur dans l’ensemble de la classe politique pour se ressaisir et prendre la décision qui s’impose: la fin de la coalition entre les deux partis, si nous voulons enchaîner et être prêts pour les municipales. »

Et de poursuivre: « Cette coalition avait un coût et il fallait agir en conséquence, penser à l’intérêt du parti, même si nous étions les premiers à placer la patrie avant les partis. Il en va même de sa sécurité et de sa stabilité politique. »

Par ailleurs, Houcine Jaziri député du mouvement Ennhadha, a souligné que la fin du consensus entre les deux partis est une « décision raisonnable qui intervient au bon moment ».

Il a également ajouté que cette décision ne fera que clarifier les choses pour mettre fin aux rumeurs selon lesquelles « les deux partis compteraient se présenter conjointement aux municipales à travers des listes communes. »

Evoquant les mouvements de protestation, à l’issue de la hausse des prix, il a déclaré que chaque citoyen a le droit de faire grève, selon la Constitution, tout en respectant l’Etat de droit. Il conclut:  » Je soutiens ce qu’avait qualifié le président du mouvement d’Ennahdha de « non raisonnables » en parlant des parlementaires qui ont adopté la LF 2018 pour la contester plus tard. »

 

1 COMMENTAIRE

  1. Vous avez mordu à l’hameçon ou vous voulez nous le faire mordre? Simple question.Les incompatibles se sont réunis la main dans la main, dans le miel depuis et encore et veulent, la veille des élections municipales, nous annoncer le fameux divorce des deux aimants .
    Nous voulons s’inspirer d’où? de quel monde? de quel nation?.Si c’est l’exemple européen, du XVIIIème siècle, ils ont coupé avec l’ethnique dans la gérance de l’état.D’où la laïcité qu’aucun, de nos dits-intellectuels, n’a osé l’évoquer de peur qu’on le nomme de communiste voire d’athée.Donc, si on veut se voir avec les élections comme chez eux(la bande est inchangeable…les mêmes électeurs), on ne pourra pas espérer trop de ces municipales qu’on voudrait pétrir et transformer à chaque fois qu’on le souhaitait.Assez d’indignation pour ce peuple malheureux! Et vous, les croyants en vos capacités de stratèges, sages, sociologues et progressistes capables de convaincre chaque fois que vous interveniez.

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