Gouvernance et lutte anticorruption : un protocole d’accord entre le HCCAF et la Grande-Bretagne

En matière de lutte anticorruption, la Tunisie est en passe de devenir un point d’appui considérable pour le renforcement des capacités de suivi du système d’audit, des auditeurs et des contrôleurs dans la stratégie de lutte contre la corruption entre le  Haut comité du contrôle administratif et financier (HCCAF) et le secrétaire d’État au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord, Alistair Burt.

En raison de la campagne de lutte contre la corruption qui a démarré le 23 mai, ce mémorundum d’entente va permettre un renforcement des capacités du système de contrôle et d’audit à travers le Haut comité du contrôle administratif et financier. Ce programme sera exécuté par l’OCDE, l’Organisation de la coopération et du développement économique. Il s’étalera sur les trois prochaines années, avec un budget d’une valeur de 4.5 millions de livres sterling, soit 14.1 millions de dinars,  sous forme de don.

L’objectif :  faire un diagnostic de la gestion des entreprises publiques pour  prévenir les fautes de gestion, affirme Kamel Ayadi, président du HCCAF. Il déclare dans ce contexte: “Notre contribution dans l’effort national de  lutte contre la corruption serait à hauteur de 80%.  Il est clair que la prévention devrait primer dans la lutte anticorruption”.

“Il ne suffit pas de traquer la corruption ou mettre des garde-fous.  Sans une politique de prévention, la justice sera inondée de dossiers de corruption, qui seront par la suite intraitables”, a-t-il dit.  

 Autrement dit, rendre la corruption l’exception et la bonne gouvernance, la règle. 

Pour sa part, le secrétaire d’État au Moyen-Orient et à l’Afrique du Nord, Alistair Burt, a déclaré que la signature de ce protocole d’accord est un véritable pas en avant pour la Tunisie que le Royaume-Unis sera fier de soutenir.

Après avoir souligné qu’il était fier d’être à sa septième visite en Tunisie, il a dit avoir discuté le matin même avec les chambres de commerce tunisienne et britannique des relations et des développements économiques à venir entre les deux pays. Il a annoncé également avoir rencontré le ministre des Affaires étrangères afin de s’entretenir à propos de la restriction de voyage infligée à  la Tunis par le Royaume-Uni.

Le secrétaire d’Etat a poursuivi en disant qu’il est conscient des conséquences que cette restriction de voyage a eu sur la Tunisie mais que si les restrictions ont été levées, c’est grâce à la patience et au travail du gouvernement et des brigades antiterroristes. Il poursuit : « Nous savons que de nos jours, il n’existe pas de situation ne comportant aucun risque. Mais nous sommes très heureux de pouvoir à nouveau recommander la Tunisie et ses complexes touristiques à nos citoyens car nous avons confiance en la volonté de la Tunisie de continuer de travailler avec le Royaume-Uni et avec d’autres pour assurer que nos citoyens ne soient pas seulement en sécurité mais également libre de voyager où ils le souhaitent. »

De son côté,  Rolf Alter, directeur de la gouvernance publique et du développement territorial au sein de l’Organisation de Coopération et de Développement Économiques (OCDE), a fait savoir que l’objectif de cet accord est  le partage d’expériences mais aussi des bonnes pratiques. Il ajoute: “ Le combat contre la corruption n’est pas lié uniquement à une question tunisienne, mais dans son ensemble”.

Autrement dit, pour faciliter  ce  choix, il faut réaliser au plus vite ces objectifs avec succès. “Ce qui importe, ce sont les résultats pour les Tunisiens. Ils seront assurés que les ressources publiques seront utilisées d’une manière transparente et efficace. Une nouvelle étape de la bonne gouvernance aura été franchie”, conclut-il. 

 

 

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