Profession d’infirmier : l’état des lieux, les maux et les alternatives

Les infirmiers, par le biais de leur association nationale, se sont  rencontrés pour tenter de mettre de l’ordre dans leur profession.

Aussitôt décision fut prise de passer à l’acte alors que les représentants des bureaux régionaux se sont regroupés à Monastir pour faire un large état des lieux, déterminer les lacunes et fixer les objectifs opérationnels à atteindre. En d’autres termes, arrêter la stratégie idoine pour « relooker » la profession d’infirmier.

Le but consistant en l’impératif de revisiter le vécu du statut infirmier et de lister les activités qui auraient pour finalité d’en améliorer la perception auprès des professionnels de la santé, d’une part, et des utilisateurs potentiels de leurs services, d’autre part,  n’est pas une entreprise facile  tant les aléas et les embûches sont nombreux.

L’Association tunisienne des infirmiers  (l’ATI) sous la houlette de son président Ali Zboudj,  a pris sur elle la tâche  de s’y essayer et d’organiser, à cet et effet, une entreprise d’envergure et de longue haleine. Entre les 17 et  19 février dernier, ses dirigeants et les représentants régionaux de Sousse, Monastir, Kairouan, Zaghouan et Tunis se sont rencontrés dans le cadre d’un séminaire-atelier à Monastir ayant pour thème principal d’arrêter une planification stratégique de la promotion de la profession d’infirmier.

A cet effet et pour concrétiser une entrée en matière pertinente , ils ont eu recours  à un spécialiste en la matière, consultant international de l’Organisation  mondiale de la Santé, en l’occurrence Hamouda Rouis qui a permis au groupe de faire un vaste tour académique à propos des modalités techniques de ce projet de relookage. Le séminaire a, par la suite, entamé ses travaux de groupe, animés par Hnifa gharbi, Jamila Achouri et Taieb Belkhadi, des spécialistes en la matière… Il a été question essentiellement  d’arrêter et de lister les outils et méthodes de planification stratégique de la profession d’infirmier. Des ateliers d’élaboration de ce projet ont permis aux présents de mettre en place une procédure appropriée pour permettre à l’Association de faire le travail d’encadrement et d’accompagnement qui est le sien dans le cadre de cette approche stratégique.

En prévision  de la Journée du 12 mai

A l’issue de leurs travaux, qui se sont étalés sur trois jours répartis en six séances, les conférenciers sont arrivés à arrêter les cadres généraux des référentiels du projet visé.  Décision fut prise dans ce cadre de repérer et de recenser  les outils à utiliser dans le respect d’un  planning convenu en préalable  et en fonction d’une vision commune.

Plusieurs méthodes ont été examinées à cet effet et, par voie de conséquence, mises en perspective pour être mises en pratique.  A l’issue de cela, un listing des différentes appréciations de l’exercice et du vécu de la profession  a été arrêté, lequel listing va permettre d’arrêter les actions correspondantes  qui  doivent être mises en pratique.

Chaque  bureau régional a été chargé d’informer et de sensibiliser ses adhérents aux résultats atteints. Un délai de deux  mois –  qui correspondrait à la célébration internationale de l’infirmier fixée le 12 mai de chaque année – a été convenu avant d’organiser un séminaire qui regrouperait  les représentants régionaux de l’association et permettrait de discuter et d’approuver éventuellement le plan stratégique global.

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