IHEC : le renouveau passe par le dynamisme des nouveaux leaders

La conférence « Follow the Leaders » a été organisée le 1er décembre à Tunis et a rassemblé plus de 300 nouveaux leaders en présence d’officiels tunisiens et français.

De nombreux acteurs institutionnels, des associations, des chefs d’entreprise et des membres des gouvernements français et tunisien étaient présents pour soutenir ces écosystèmes entrepreneuriaux, perçus comme les plus dynamiques au monde.

ministre amabassadeurS.E.Olivier Poivre d’Arvor, Ambassadeur de France en Tunisie, le Secrétaire d’État à l’Économie numérique Habib Debbabi, la Secrétaire d’État à la Jeunesse Faten Kallel, Mme Saida Ounissi Secrétaire d’État à la Formation professionnelle et à l’Entrepreneuriat et bien d’autres  étaient présents à cette journée dédiée au leadership qui présentait une génération de nouveaux leaders tunisiens et français.

Lors de la session d’ouverture, Olivier Poivre d’Arvor a souligné l’importance du choix fait par Thinkers & Doers de démarrer son cycle de conférences annuel FOLLOW THE LEADERS en Tunisie.

40 chefs d’entreprise, plus de 50 start-ups, représentantes des forces vives tunisiennes et françaises, des fonds d’investissement et Business Angels, se sont rencontrés lors de ce meeting franco-tunisien, avec pour résultat de nombreuses initiatives de coopération.

A titre d’exemple, citons le Numa et Cogite, sur des logiques de création d’accélérateurs, WeShare et Smart Tunisia, le prix Total des start-ups qui a été lancé pour la prochaine session du mois de mars…

Être un e-leader veut dire probablement un bricoleur numérique capable de concevoir une idée innovante en format numérique  prête à  être adoptée par les entreprises.

Quel est le profil d’un bon leader ?

Aujourd’hui, le digital est partout. Donner le goût aux jeunes d’entreprendre en s’aidant du digital permet un accès plus facile à l’idée d’entreprendre à moindre coût, contrairement à ce qui se passait il y a vingt ans.

« Grâce au digital on peut faire du business avec très peu de moyens. Par le truchement du Statistical Analysis System, (SAS) ou le Cloud, le digital offre de grandes opportunités »,  confirme  Patrick Robin, vice-président de France Digitale, une association de soutien à la start-up numérique.

Comment donner espoir aux jeunes ? 

Pour M. Robin, c’est  à partir de l’école qu’il faut donner le goût d’entreprendre. “ On ne devient pas entrepreneur en claquant des doigts. Parfois on l’a d’une façon innée et parfois on le devient. Par exemple l’un de mes mentors, quand j’avais 20 ans, c’était Daniel Filipacchi, le plus grand éditeur de France,  (Paris match). D’ailleurs, je n’ai pas fait de grandes études universitaires, à part mon bac, j’ai créé ma propre entreprise à l’âge de 20 ans, et maintenant je suis à la tête de 28 entreprises à l’âge de 59 ans. Je suis encore tenté par l’aventure d’une start-up”.

L’envie d’entreprendre est un rêve d’enfance pour Arbia Smiti 33 ans, fondatrice de la start-up spécialisée dans le marché de la mode” et lancée en 2011, à Paris. Elle nous confie: “J’avais toujours cette envie d’entreprendre même si  je ne connaissais pas sa définition. Je suis de la génération 2.0 et de l’e-commerce. Ma seule motivation est de simplement sauter le pas”.

Interrogée sur les difficultés rencontrées lors de son parcours, Mme Smiti a affirmé que la plus grande difficulté est comment commencer. Pour elle, les difficultés sont nombreuses et qu’elles ont commencé à paraître dès la recherche de financement et d’investisseurs pour les convaincre de l’idée de mon projet.  « Il ne faut pas avoir peur d’échouer car on apprend de ses erreurs. Il suffit de créer les opportunités », a-t-elle précisé.

Aujourd’hui, les leaders sont confrontés à de nouveaux défis. La Génération 2.0  veut donner  du sens à son action. De son côté, Amandine LePoutre, CEO &founder du réseau international Thinkers-doers, a souligné que le monde du digital est en train de prendre de plus en plus d’importance au sein de la société civile.

Par ailleurs, Mme Saida Ounissi a déclaré : « Il faut miser sur la culture entrepreneuriale et encourager les jeunes à aller vers une nouvelle dynamique. Les jeunes ont un fort potentiel  pour être les entrepreneurs de demain. Aujourd’hui, nous travaillons sur une dynamique transversale avec dix ministères pour encadrer les jeunes ».

Notons enfin que cette conférence est organisée en partenariat avec la French Tech, le label d’innovation du gouvernement français, Business France et la Région Île-de-France. Un livre blanc d’échanges et de débats sera disponible et publié en partenariat avec Ernest & Young. Les prochaines étapes du cycle de rencontres auront lieu à Paris, au Maroc et au Liban.

 

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