Investissements italiens : les Tunisiens attendent plus

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Les travaux du forum d’affaires Tunisie-Italie organisé par l’UTICA, la COFINDUSTRIA, l’agence italienne du commerce ( ITA ), l’Associazione Bancaria Italiana ( ABI ) ont été ouverts par un séminaire sur l’environnement général des affaires, avec des interventions de MM. Yassine Brahim, Ministre du Développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Atef Majdoub, Directeur Général chargé des Partenariats public-privés ( PPP ) à la Présidence du Gouvernement et Nafaâ Naifar, Président de la Commission des affaires économiques de l’UTICA.

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Prenant la parole Yassine Brahim, Ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale a déclaré que les opportunités offertes aux deux parties sont importantes et que le moment est approprié pour booster la coopération bilatérale, au moment ou la Tunisie se prépare à mettre en œuvre son nouveau plan de développement, le premier a être adopté après la révolution.

business forumPour mieux asseoir sa transition politique vers la démocratie, la plus réussie dans la région, la Tunisie a besoin de réussir sa transition économique. La Tunisie peut être un marché ouvert qui peut être très intéressant si on inclut les marchés limitrophes algérien et libyen qui constituent ainsi un marché potentiel de 60 millions d’habitants.

Plusieurs réformes sont en cours a ajouté le ministre. Il s’agit du code de l’investissement, de la loi sur le PPP, des programmes sur les énergies renouvelables, du traitement des déchets des municipalités dans le cadre du PPP, des grands projets d’infrastructures, tels que les autoroutes, le rail et le port en eaux profondes d’Enfidha qui constituent autant d’opportunités de coopération.

Atef Majdoub, Directeur Général chargé des Partenariats public-privés ( PPP ) à la Présidence du Gouvernement a ensuite pris la parole pour présenter la nouvelle législation sur le PPP qui devra intéresser tous les secteurs d’activité.

M. Nafaâ Naifar, Président de la Commission des affaires économiques de l’UTICA a ensuite présenté l’environnement des affaires en Tunisie après la révolution, caractérisé par une instabilité politique naturelle puisqu’elle est propre à tout pays en transition démocratique. Aujourd’hui en Tunisie, il y a un vrai dialogue qui s’est instauré entre le public et le privé, entre l’UTICA, l’UGTT et le gouvernement qui a aboutit à la conclusion d’un contrat social et ce dialogue se poursuit pour le bien du pays a-t-il ajouté.

Les participants se sont ensuite répartis sur trois workshops pour approfondir et débattre des questions inscrites au programme, avant de se réunir à nouveau dans le cadre du business forum proprement dit, dont l’ouverture a été faite par le chef du gouvernement Habib Essid.

Ce forum est le rendez-vous de l’investissement et du développement a déclaré le chef du gouvernement, ajoutant que la forte présence des entreprises italiennes confirme la confiance des opérateurs économiques italiens dans la Tunisie post-révolution. D’ailleurs aujourd’hui, 800 entreprises italiennes sont en activité en Tunisie et assurent l’emploi à 60.000 personnes.

“Notre pays qui a réussi sa transition politique a besoin de réalisations économiques et sociales pour la pérennité de la démocratie tunisienne. La Tunisie dispose d’une base économique diversifiée, d’une position géographique de choix et de ressources humaines de haut niveau, autant de facteurs qui militent pour en faire un site d’attrait pour les investissements en général et l’investissement italien en particulier.

Prenant la parole, la présidente de l’UTICA, Wided Bouchamaoui a déclaré que ce forum constitue une opportunité que les deux parties se doivent de saisir et non pas rester aux déclarations d’intention, de bonne foi, mais concrétiser cette opportunité par des actes concrets. Les réseaux tissés de part et d’autre pendant des dizaines d’années ont créé ce marché naturel tuniso-italien, ajoutant qu’il va falloir que la Tunisie et l’Italie se positionnent sur cet échiquier régional, car il y va de la sécurité, de la place des deux pays dans la région et de la survie de leurs entreprises.

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