Gouvernement – ARP : Qui auditionne qui ?

Habib Essid

Une séance plénière exceptionnelle, en présence des membres  et du Chef du gouvernement a eu lieu tout au long de la journée du mercredi 27 janvier à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) pour débattre de la note d’orientation relative au plan de développement quinquennal. Toutefois, la séance s’est transformée en une séance d’audition du Chef du gouvernement.

Améliorer le quotidien des Tunisiens, en particulier dans les villes longtemps marginalisées des régions intérieures, depuis l’indépendance, mais aussi lutter contre le chômage en temps de crise après la vague de mouvements de protestations sociales revendiquant le droit à l’emploi et le développement, c’est en partie l’enjeu principal de cette rencontre.

Sur le plan sécuritaire, le Chef du gouvernement Habib Essid a déclaré aujourd’hui : “La sécurité nationale est en danger, c’est pour cela qu’on doit trouver des solutions ensemble en urgence. Cela dit, on a allégé le couvre-feu de deux heures, parce que les conditions se sont améliorées. Cela reflète la qualité du travail de nos forces de l’ordre et la bonne gestion de la crise”.

Abordant la question du chômage, le Chef du gouvernement a ajouté : “Nous n’avons pas encore de solution concrète, mais nous avons trouvé des solutions à court terme qui peuvent régler certains problèmes”.

Pour Mongi Rahoui, du Front Populaire : “C’est au gouvernement de fixer une stratégie afin de remédier au problème du chômage, et non d’évoquer certains sujets comme le plan quinquennal qui ne font pas partie des préoccupations des citoyens. C’est la raison pour laquelle on exige un engagement de la part du gouvernement”.

De son côté, Salem Labiadh, député du Mouvement du peuple, renchérit : “ Il faut être à la hauteur des attentes et des espérances des citoyens”

“Il est impératif de répondre aux demandes des jeunes. A situation exceptionnelle, solutions exceptionnelles”, a asséné Ammar Amroussia, député du Front populaire, à l’attention du gouvernement.

De son côté,  le député Hassouna Nasfi déclare : “ Je ne comprends pas pourquoi le gouvernement procède toujours avec les même méthodes peu fructueuses. Or les points de blocage sont multiples. Nous avons une bureaucratie rétrograde, une administration faible, un manque de transparence, etc.  Cependant, nous ne voulons pas d’un gouvernement qui procède avec des idées datant des années 80, mais un gouvernement avec une stratégie claire et efficace. Il faut arrêter avec les banques qui poussent les jeunes à la faillite plus qu’au développement”, a-t-il déploré.

Les discussions se poursuivent …

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