“ Vers une trêve sociale de trois ans ”

Crédit photos : Nessma TV

Le Président de la République  Béji Caied Essebsi était l’invité hier de Borhène Bsaïes  sur Nessma tv, au cours duquel il a évoqué certains sujets brûlants, comme celui du projet de loi de réconciliation nationale, ou encore de la tension sociale qui règne depuis un certain temps.

Selon lui,  : “ Nous nous dirigeons vers une trêve sociale, bien que depuis la révolution, nous ayons connu des tensions, des mouvements protestataires,  des grèves par-ci par -là, aujourd’hui il est temps qu’on parle d’un climat social sain et équilibré. Ce que les gens ont tendance à oublier,  nous avons une nouvelle République, une deuxième République qui est tout à fait différente de la première, avec l’adoption d’une nouvelle Constitution adoptée par la grande majorité, des élections législatives libres et  transparentes, un président élu, une ARP, un gouvernement. Notre défi en premier lieu, c’est d’aller à une trêve sociale de 3 ans et nous réussirons tous à réaliser cette trêve.”

Évoquant le sujet d’actualité, qui est lié au secteur privé, il a fait savoir que les négociations continuent, précisant :“ Chacun de nous que ce soit pour l’Ugtt, ou le gouvernement Essid,  nous avons  une responsabilité envers la Tunisie, et ce, pour sortir de la crise socio-économique sociale que nous traversons.  Pour moi l’essentiel dans tout ceci est le résultat, à savoir une  stabilité  et une trêve sociale “.

Sur un autre sujet concernant le projet  de loi relatif à la réconciliation nationale, M.Essebsi a indiqué:  “ Cette initiative est mentionnée  dans la nouvelle Constitution. Le dernier mot revient  à l’ARP, d’autant  plus qu’il s’agit somme toute d’un projet et non pas d’une loi adoptée. L’opposition réclame le retrait de celui-ci, je n’ai aucun droit quant à son retrait, celui qui décide c’est bien l’ARP qui l’étudie, tout revient à elle d’en décider, changer son nom, faire des amendements, le retirer.”

Et de poursuivre: “ De plus, ceux qui soutiennent qu’ “il est anticonstitutionnel” oublient qu’avant sa présentation à l’ARP, il a été examiné par un grand nombre d’experts spécialistes dans le droit constitutionnel comme M.Sadok Bel Aïd, M.Yadh Ben Achour, ou encore Farhat Horchani, M.Mahfoudh, Ghazi Ghrairri , aucun d’eux n’a dit  qu’il est anticonstitutionnel. Au contraire, il est tout  à fait conforme à la Constitution et à la justice transitionnelle. Par ailleurs, à propos de l’IVD qui n’a pas la qualification requise de traiter ces dossiers, elle n’est pas non plus une instance constitutionnelle”.

Et d’ajouter : “ Si nous avons proposé ce projet de loi, c’est parce que nous subissons une économie qui est en chute la preuve, nous avons un taux de croissance qui varie entre 0 et 1%,  notre endettement est de plus 52%, voilà notre situation économique. Il faut que nous la changions cette donne. Pour restaurer l’économie, on doit attirer les investisseurs étrangers  qui doivent  revenir investir, nous avons eu des rencontres avec un grand nombre d’investisseurs et vous savez ce qu’ils ont répondu : nous n’avons pas retrouvé ce climat propice à l’investissement, ce que nous avons observé durant ces quatre années, une administration qui ne fait rien et ne travaille pas.

D’après les statistiques, dix mille fonctionnaires ne veulent prendre aucune décision, parce qu’ils ont eu peur d’être jugés, ou incriminés car ils suivaient les ordres.  En revanche,  pour les personnes qui en ont tiré profit, elles doivent restituer l’argent avec une pénalité majorée de 5%.

“Si vous entendez parler de réconciliation,on l’a déjà fait, rappelez-vous lors des élections présidentielles, certains candidats qui travaillaient sous Ben Ali, se sont présentés aux élections présidentielles.”, a-t-il conclu.

 

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