Attijari Bank et Maex à la conquête du marché africain

Une demi-journée d’information sur le potentiel d’investissement, d’importation et d’exportation sur les deux marchés de la République du Gabon et de la République du Congo, a été organisée, le 11 Avril 2014, par Middle East African Exporters Association (Maex) et Attijari Bank, en présence de Mme Houyem Ghrairi, présidente de l’Association Maex /Attijari bank, Emily Kakala Angousi, Ambassadeur de la République du Gabon  en Tunisie, Guy Corneille Samba,  Consul Général de la République du Congo en Tunisie,…

Présentes sur le marché africain, et se présentant comme facilitateurs de commerce et potentiels accompagnateurs des exportateurs et des investisseurs tunisiens sur les marchés réputés, Maex /Attijari Bank ont établi un programme ambitieux ciblant le continent africain, notamment les opportunités au Gabon et au Congo.

Objectif : créer un espace de rencontre et d’échange entre les exportateurs de Tunisie, d’Afrique et du Moyen-Orient, créer et promouvoir les échanges entre les exportateurs d’Afrique et du Moyen-Orient et assister les exportateurs dans le développement de leurs compétences, ainsi que promouvoir le partenariat multiforme avec les opérateurs d’Afrique et du Moyen Orient.

Potentiel économique et opportunités d’investissement au Congo

Dans le souci d’optimiser leurs relations bilatérales, le  Congo et la Tunisie œuvrent sans relâche à la recherche de solutions.

L’organisation de cette demi- journée d’information sur le potentiel économique du Congo et du Gabon vise les opérateurs économiques tunisiens qui voudraient investir dans ces deux pays.

A cet effet, le Consul Général de la République du Congo en Tunisie a présenté le potentiel économique de son pays, axé sur :

  • Le pétrole : moteur de l’activité du pays est exploité par une société nationale en partenariat avec les Canadiens, Sud-Africains, Ivoiriens ainsi que Total-Elf-Congo et Eni Congo.
  • Le Gaz : dont les réserves sont  considérables et non encore mises en valeur. On note au Congo deux types de gaz, à savoir le gaz associé au pétrole brut et le gaz naturel.
  • Les minerais solides : des données géologiques ont mis en évidence l’existence de très importants gisements de minerais (potasse, or, zinc, plomb, phosphate, fer…)
  • La forêt : elle est caractérisée par la forêt dite naturelle (22 millions d’hectares, soit les ¾ du pays) et la forêt plantée ou artificielle (72000 ha).
  • L’agriculture et l’élevage : Sols très fertiles même sans apports des engrais chimiques. Elevage resté au stade embryonnaire.
  • La pêche maritime : trois pêcheries d’importance économique sont concernées (poissons démersaux, petits pélagiques côtiers et crustacés).
  • La pêche continentale : les eaux intérieures du Congo regorgent de nombreuses espèces halieutiques, potentiellement porteuses et vecteurs de la croissance et de l’emploi. Et pourtant, l’offre reste faible et le potentiel étant sous-exploité.
  • Le tourisme : les principaux atouts sont la variété des paysages, la richesse du patrimoine humain, la diversité de la faune.

En vue de ce potentiel économique caractérisé par une croissance considérable et à forte valeur ajoutée, les opportunités d’investissement au Congo sont, selon les dires du Consul, multiples et dans différents créneaux porteurs, dont l’agroforesterie, le secteur des mines, de l’industrie, la pêche maritime et continentale…

Potentiel économique et opportunités d’investissement au Gabon

Dans le même contexte, l’Ambassadeur de la République du Gabon en Tunisie a, quant à lui, mis l’accent sur le potentiel économique de son pays qui est basé sur trois piliers, soit le Gabon industriel, le Gabon vert et le Gabon des services.

Le premier pilier consiste en l’exploitation des matières premières à forte valeur ajoutée. Le second concerne le pétrole et d’autres matières premières (diamants,  or, phosphate, fer, uranium, marbre, bois, fer, potassium…) constituant «le formidable» écosystème gabonais. Celui des services est basé sur d’autres potentialités comme le tourisme qui n’a pas, selon l’ambassadeur, vraiment décollé, et qui est encore à la recherche de partenariat.

De par cette richesse gabonaise, des dispositions présidentielles ont été prises  en faveur des investisseurs étrangers, dont essentiellement la création d’un guichet unique destiné aux opérateurs économiques qui souhaitent s’implanter au Gabon, et l’existence d’un cadre législatif et réglementaire propice aux affaires  (charte des investissements et différents codes : de travail, des impôts, douanier…)

Face à ces opportunités d’investissement  au Congo et au Gabon, Maex /Attijari Bank ne cessent de booster et intensifier la coopération bilatérale et de dynamiser les échanges commerciaux.

Sachant que la valeur des exportations de la Tunisie vers le Congo tablait, en 2013, sur 15 millions de dollars et celle des importations est de 800 mille dollars seulement. Pour les échanges commerciaux entre la Tunisie et le Gabon, ils sont très minimes par rapport au reste du monde, soit  -1%.

A noter que l’Association des Exportateurs d’Afrique et de Moyen Orient (Maex)  est un organisme associatif de droit privé, créé en 2011 entre personnes physiques et morales exerçant en Tunisie, en Afrique et au Moyen-Orient des activités exportatrices de biens et services. Les membres de Maex sont constitués par des entreprises privées exportatrices, des associations professionnelles sectorielles et les administrations et organismes publics en relation avec le commerce extérieur.

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