Recevant le ministre de l’Education et le président du Conseil supérieur de l’éducation, respectivement Noureddine Nouri et Mohamed Ali Boughdiri, vendredi 6 novembre, le président de la République a plaidé pour « un enseignement national, égalitaire et accessible à tous les élèves, y compris dans les zones rurales les plus isolées ».
Un communiqué du Palais de Carthage indique que Kaïs Saïed a affirmé qu’il n’y aurait pas d’avenir pour les générations futures sans une école ouverte à tous les jeunes, sur l’ensemble du territoire. Il estime que les réformes menées ces dernières décennies répondaient plus à des orientations venues de l’étranger qu’aux attentes des Tunisiens. Il a cité le slogan du « tarissement des sources », qu’il rend responsable de « l’assassinat de la pensée ». Toujours dans le communiqué, le chef de l’Etat assure que ce phénomène se poursuit aujourd’hui, notamment par le biais de certains contenus diffusés sur les réseaux sociaux.
Kaïs Saïed souhaite de nouvelles méthodes pédagogiques et un débat nourri par des rencontres et des échanges d’idées, à l’abri des calculs partisans. Il a critiqué ceux qui s’érigent en détenteurs du savoir sans en avoir les compétences. S’inspirer d’expériences étrangères concluantes reste possible, a-t-il concédé, mais les solutions doivent d’abord partir des réalités du pays et des propositions des citoyens. Pour lui, la Tunisie a les compétences pour bâtir un modèle capable, un jour, de servir de référence ailleurs.
Priorité aux élèves des régions reculées
Le chef de l’État a demandé un meilleur accompagnement des élèves ruraux, un transport scolaire adapté et les moyens nécessaires pour poursuivre leurs études. L’objectif affiché est de réduire les disparités territoriales afin que chaque élève ait les mêmes chances, quels que soient son lieu de résidence ou sa situation sociale. Et le président de rappeler que l’éducation est un droit fondamental, à garantir sans discrimination.