L’Autorité égyptienne générale du pétrole a signé avec la société saoudienne Ardiseis un accord portant sur un vaste programme de levés sismiques bidimensionnels dans le désert occidental. Couvrant jusqu’à 110 000 km², soit environ 11 % du territoire égyptien, le projet doit améliorer la connaissance du sous-sol et faciliter l’identification de nouvelles zones d’exploration.
L’Égypte renforce ses activités de prospection pétrolière et gazière dans le désert occidental, à proximité de la frontière libyenne. L’Autorité égyptienne générale du pétrole (EGPC) a signé un accord avec la société saoudienne Ardiseis pour la réalisation d’un vaste programme de levés sismiques bidimensionnels couvrant une superficie pouvant atteindre 110 000 km².
L’accord a été signé en présence du ministre égyptien du Pétrole et des Ressources minérales, Karim Badawi. Le projet concerne plusieurs zones de concession situées dans les gouvernorats de Matrouh et de la Nouvelle-Vallée. La superficie visée représente près de 11 % du territoire national, ont rapporté jeudi 5 novembre les médias officiels égyptiens.
Les opérations reposeront sur la technologie du levé sismique 2D, qui permet de recueillir des données sur les structures géologiques situées en profondeur. Ces informations doivent aider à repérer les formations susceptibles de renfermer des accumulations d’hydrocarbures et à déterminer les secteurs qui méritent des investigations complémentaires.
Pour les autorités égyptiennes, l’objectif est notamment de moderniser la base de données géologiques et géophysiques du pays, d’améliorer l’évaluation du potentiel des zones encore peu explorées et de réduire les risques associés aux investissements et aux futurs forages.
Le projet s’inscrit dans la stratégie quinquennale du ministère égyptien du Pétrole, qui entend intensifier les activités de recherche et d’exploration, attirer de nouveaux investissements et accroître la production nationale. Le désert occidental constitue déjà une zone importante pour l’industrie des hydrocarbures du pays. Selon les données rapportées par la plateforme ‘Energy’, il contribue à plus de 60 % de la production égyptienne de pétrole brut et à environ 18 % de celle de gaz naturel.
Les résultats du programme pourraient permettre de proposer de nouveaux périmètres aux compagnies pétrolières et gazières. Le gouvernement espère ainsi élargir les possibilités d’investissement et mieux valoriser les ressources potentielles de cette région.
Il ne s’agit toutefois pas d’une annonce de découverte d’hydrocarbures. Les levés sismiques constituent une étape préalable : la confirmation de réserves exploitables nécessitera des études complémentaires et, le cas échéant, des forages d’exploration.