Les exportations russes de gaz naturel liquéfié (GNL) ont augmenté de 13,4 % sur un an au cours des dix premiers mois de 2026, pour atteindre 28 millions de tonnes. C’est ce que relève le London Stock Exchange Group (LSEG).
Les livraisons issues d’Arctic LNG 2 ont représenté environ 4 millions de tonnes entre janvier et octobre. En octobre, les exportations russes de GNL ont atteint 3,44 millions de tonnes, en hausse de 11,7 % sur un an et de près de 14,7 % par rapport au mois de septembre. Ces exportations ont également progressé de 6,3 % sur un an, pour atteindre 11,8 millions de tonnes au cours des dix premiers mois de 2026.
Cette évolution intervient alors que l’Union européenne a approuvé en janvier l’interdiction des importations de gaz russe à l’horizon de la fin de 2027. Bruxelles entend ainsi réduire davantage la dépendance énergétique du bloc à l’égard de Moscou.
Les exportations de Yamal LNG, exploité par le groupe russe Novatek, ont atteint 15,4 millions de tonnes entre janvier et octobre, contre 15,2 millions de tonnes sur la même période de 2025.
Celles du projet Sakhalin-2, contrôlé par Gazprom, sont restées stables à 8,2 millions de tonnes. La progression globale des exportations russes repose donc largement sur la contribution supplémentaire d’Arctic LNG 2, dont les livraisons ont renforcé les volumes disponibles malgré les restrictions occidentales.
Les chiffres soulignent la capacité de la Russie à accroître ses exportations de GNL et à maintenir une présence significative sur le marché européen avant l’entrée en vigueur des nouvelles restrictions. L’évolution des flux dans les prochains mois dépendra notamment de la montée en puissance des installations russes, des sanctions et de la capacité des acheteurs à diversifier leurs approvisionnements.