Le Sénat américain a adopté, le 7 août 2026, un train de sanctions historiques visant les hydrocarbures russes, avec des droits de douane allant jusqu’à 500 %. Le texte, qui doit encore être voté par la Chambre des représentants, cible directement la « machine de guerre » de Moscou et ses principaux pays importateurs, dont la Chine et l’Inde.
Le Sénat des États-Unis a franchi une nouvelle étape dans la pression exercée sur la Russie en approuvant, à une large majorité (86 voix contre 11), un projet de loi imposant des droits de douane de 500 % sur le pétrole et le gaz naturel importés de Russie. Ce volet de sanctions, qui porte le nom du sénateur républicain « Lindsey Graham« , décédé subitement en juillet 2026, doit désormais obtenir le feu vert de la Chambre des représentants. Toutefois, le vote pourrait être reporté jusqu’à début septembre en raison des vacances parlementaires.
Le texte prévoit également des droits de douane de 100 % sur les importations en provenance des cinq principaux pays acheteurs d’hydrocarbures russes, parmi lesquels figurent la Chine et l’Inde. L’objectif affiché est d’asphyxier les revenus énergétiques de Moscou, qui alimentent selon Washington l’effort de guerre en Ukraine. Pour la première fois, les sanctions s’attaquent également au « shadow fleet », ces navires utilisés par la Russie pour contourner les embargos occidentaux en vigueur depuis 2022…
La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a pour sa part salué cette décision sur le réseau social X, écrivant : « Ensemble, tarissons les moyens dont dispose la Russie pour poursuivre une guerre qu’elle ne peut pas gagner ».