Un fonds américain à 109 milliards de dollars rachète le groupe de logiciels financiers fondé en Tunisie par Badreddine Ouali.
Advent a annoncé lundi 2 novembre 2026 la signature d’un accord pour acquérir Vermeg, groupe de logiciels financiers fondé en Tunisie par Badreddine Ouali. C’est l’une des plus grosses opérations de l’année pour la tech d’origine tunisienne.
A noter que le vendeur est le fonds britannique Charterhouse Capital Partners, avec le fondateur du groupe. L’acquisition se fait auprès de Charterhouse et de Badreddine Ouali. Advent n’avance pas seul : une filiale du fonds souverain d’Abou Dhabi (ADIA) co-investit en minoritaire. Le prix n’est pas public. Ni le prix d’acquisition ni la valorisation n’ont été communiqués, rapportent plusieurs médias.
Ce que Vermeg apporte
Vermeg équipe les acteurs de la finance et de l’assurance. Ses technologies couvrent la gestion des garanties (collateral management), les opérations post-marché, l’asset servicing et l’administration des contrats d’assurance-vie. Ce sont des métiers que les banques et assureurs ne peuvent pas se permettre de rater.
De son côté, Advent a de l’argent à déployer. Le fonds vient de lever 30 milliards de dollars pour ses fonds mondiaux, et il a ouvert un bureau à Abou Dhabi le 21 octobre. Il gère plus de 109 milliards de dollars d’actifs et affiche une stratégie claire : investir davantage dans les produits de Vermeg, ses capacités en intelligence artificielle et son développement commercial international. Advent ne vient pas seulement acheter un actif. Il vient financer une accélération, avec l’IA comme levier.
Six ans de transformation
Charterhouse est entré au capital en 2020 et a accompagné l’expansion internationale du groupe, ainsi que la cession de sa division de technologie réglementaire Agile à Regnology, annoncée en novembre 2024. Le groupe s’est recentré sur ses deux métiers de fond, les marchés de capitaux et l’assurance-vie.
En somme, il s’agit d’un fonds international de premier plan, adossé à un fonds souverain du Golfe, parie sur un éditeur né en Tunisie. Reste une inconnue : le montant. Tant qu’il n’est pas connu, impossible de mesurer ce que vaut vraiment le champion tuniso-britannique.