Alors que le ministère des Affaires religieuses vient de publier la grille tarifaire pour la saison 1448 H/2027, le coût du pèlerinage franchit une nouvelle barre symbolique en Tunisie. Une hausse qui s’explique en grande partie par le renchérissement du transport aérien et illustre la pression budgétaire continue qui pèse sur les ménages.
Partir accomplir le Hajj à La Mecque relève d’un engagement spirituel majeur pour des milliers de Tunisiens. Mais au-delà de la foi, la réalité financière s’impose. Lundi 2 novembre 2026, le ministère des Affaires religieuses a officialisé le tarif du Hajj pour la saison 2027 : il faudra débourser 21 330 dinars par pèlerin. Rien que ça !
Ce montant marque une hausse de 1,91 % par rapport à la saison 2026 (20 930 dinars) et confirme une trajectoire ascensionnelle constante. En 2025, le pèlerinage était facturé 20 700 dinars. En deux ans, la note globale a grimpé de plus de 3 %, franchissant désormais le seuil critique des 21 000 dinars.
La facture aérienne tire l’addition vers le haut
Pour comprendre l’évolution du panier du pèlerin, il faut examiner la structure de la dépense. Ainsi, deux composantes majeures se partagent l’enveloppe globale :
Premièrement, l’hébergement et les services sur place : facturés par la Société nationale des services et des résidences (SNSR), ils s’élèvent à 17 200 dinars, contre 17 000 dinars l’an dernier. Une progression contenue de +1,18 %.
Deuxièmement, le transport aérien : le billet d’avion, co-assuré à parts égales par Tunisair et Saudi Airlines, passe à 4 130 dinars, contre 3 930 dinars en 2026.
Autrement dit, c’est le volet aérien qui connaît la hausse la plus marquée, avec une progression de 5,09 %. Bien que les autorités aient tenté de négocier le plafonnement des tarifs aériens, l’impact des tensions sur les marchés pétroliers internationaux et la répercussion directe du coût du kérosène sur les flottes aériennes semblent avoir fait monter les prix.