La dette mondiale a augmenté de 10 000 milliards de dollars au cours du premier semestre 2026 pour franchir la barre des 365 000 milliards de dollars, selon les chiffres l’Institut de la Finance Internationale.
Ces niveaux sont alarmants du moment que les coûts restent toujours élevés, constituant un risque majeur pour les gouvernements du monde entier.
Cercle vicieux
Les dettes souveraines augmentent et les rendements des titres de créances gouvernementaux à moyen et long terme sont à leurs plus hauts niveaux depuis plus d’une décennie. La liste des pays concernés englobe les États-Unis, le Japon, la France et le Royaume-Uni. Ces quatre économies, en particulier, font face à des déficits structurels importants et à des charges d’intérêts croissantes, des défis longtemps associés aux pays souverains émergents en détresse financière.
La hausse des rendements reflète l’inquiétude croissante des investisseurs face à la hausse des taux d’intérêt, aux pressions persistantes sur les coûts de l’énergie, à une croissance économique atone et à des dépenses budgétaires élevées. Les économies avancées ont versé plus de 3 300 milliards de dollars d’intérêts sur les obligations d’État négociées à l’échelle internationale en 2025, soit plus que les dépenses mondiales consacrées à l’intelligence artificielle (2 600 milliards de dollars), à la défense (3 100 milliards de dollars) ou aux énergies vertes (2 300 milliards de dollars).
Risque de chocs futurs
La dette est devenue un problème politique. Beaucoup de pays sont pris dans un cercle vicieux, entre élections et solutions de facilité à court terme, ainsi qu’une vulnérabilité à long terme. Les taux directeurs augmentent, la charge des intérêts vont encore s’envoler, au détriment des dépenses de santé et de pensions.
Des réformes s’imposent pour garantir la viabilité de la dette à plus long terme et éviter des chocs futurs. Il faut ramener les niveaux d’endettement à la baisse et faire de l’assainissement budgétaire une priorité. Les banques centrales doivent se concentrer sur leur objectif de stabilité des prix. Cela demande, avant tout, du courage. Politiquement, c’est difficile à prendre, mais indispensables.