Une production annuelle de 260 gigawattheures capable de fournir de l’énergie pour 200 000 habitants et d’éviter l’émission de 130 000 tonnes de dioxyde de carbone par an.
C’est l’ambition du futur parc photovoltaïque de Remada Ouest, dont les contours ont été précisés lors d’une réunion de travail qui se tenait lundi à Tataouine sous la présidence du gouverneur, en présence des responsables régionaux et des représentants du géant norvégien de l’énergie Scatec.
Porté par un investissement d’environ 80 millions d’euros, ce chantier d’envergure s’étendra sur près de 200 hectares dans la zone de Remada Ouest. Les travaux de construction doivent démarrer au deuxième trimestre 2027 pour une durée contractuelle de 15 à 18 mois, visant une mise en service effective à la fin de l’année 2028. L’infrastructure comprend également le déploiement d’une ligne aérienne haute tension de 225 kilovolts sur deux kilomètres, raccordée au réseau de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz par l’axe existant reliant Borj Bourguiba à la centrale de Tataouine.
Sur le plan économique et environnemental, l’impact sera immédiat pour la région. La phase de chantier générera un volume important d’emplois directs et indirects, avant de laisser place à une quinzaine de postes permanents pour l’exploitation du site. Réalisée selon les standards internationaux, l’étude d’impact environnemental et social intègre un volet de responsabilité sociétale ouvert aux concertations locales, en étroite coordination avec les bailleurs de fonds du projet.
Ce projet s’inscrit au cœur de la stratégie nationale visant à porter la part des énergies renouvelables à 35 % du mix électrique tunisien d’ici 2030, afin de résorber le déficit énergétique du pays. Le cadre réglementaire s’appuie désormais sur deux régimes incitatifs pour impliquer le secteur privé, distinguant le régime des concessions pour les installations solaires dépassant 10 mégawatts et celui des autorisations pour les capacités inférieures.