La France a délivré 20 598 premiers titres de séjour à des ressortissants tunisiens en 2025, un chiffre en baisse de 8,4 % par rapport à 2024, selon les données de la Direction générale des étrangers en France (DGEF) et d’Eurostat. La Tunisie conserve toutefois la troisième place des nationalités étrangères concernées, derrière le Maroc et l’Algérie, alors même que la France a globalement délivré davantage de premiers titres cette année.
Ce recul des nouvelles délivrances ne traduit pas un reflux de la présence tunisienne en France : au 31 décembre 2025, 312 463 ressortissants tunisiens détenaient un titre de séjour ou un document provisoire, soit une hausse de 2,7 % sur un an.
A noter que le motif familial demeure la première voie d’accès au séjour pour les Tunisiens, avec 42,1 % des primo-délivrances en 2025, devant les motifs étudiants et économiques, qui se situent tous deux autour de 26,5 %. Cette structure diffère de celle observée pour l’ensemble des ressortissants de pays tiers, chez qui les motifs étudiants dominent.
Ces chiffres du séjour régulier contrastent avec ceux de l’éloignement : 1 521 Tunisiens ont fait l’objet d’une mesure d’éloignement depuis la France en 2025, en hausse de 20,1 % sur un an, plaçant, là aussi, la Tunisie au troisième rang des nationalités concernées par ces procédures, derrière l’Algérie et le Maroc.