Alors que les bombardements et les frappes israéliennes se poursuivent à Gaza, l’ONU et les forces de maintien de la paix alertent : 94 % des 2,1 millions d’habitants du territoire n’ont plus accès à un abri décent.
Des agences onusiennes et des forces de maintien de la paix ont tiré la sonnette d’alarme, vendredi, sur la situation des habitants de la bande de Gaza : 94 % des 2,1 millions de personnes qui y vivent ont besoin d’un abri, tandis que les bombardements et les frappes israéliennes se poursuivent dans le territoire. Lors d’une conférence de presse, le porte-parole des Nations unies Stéphane Dujarric a expliqué que ces conditions compromettent la capacité des habitants à dormir, cuisiner, se laver, conserver de la nourriture et de l’eau, disposer d’un éclairage suffisant, ou encore se protéger de la chaleur et du froid.
Les mêmes sources onusiennes font état de plus de quatre familles sur cinq confrontées à des conditions de vie critiques ou catastrophiques, privées de carburant, d’énergie et de biens domestiques de première nécessité. Près des deux tiers des familles logent sous des tentes ou dans des abris temporaires, des installations conçues pour un usage de courte durée dont l’état se détériore rapidement sous l’effet de conditions météorologiques extrêmes.
« Nous continuons de faire face à des obstacles empêchant la mise en place d’abris plus organisés à Gaza », a indiqué Stéphane Dujarric, précisant que plus de 70 % des familles ont subi des inondations au cours de l’hiver dernier. Il a ajouté : « Nos partenaires humanitaires s’efforcent, à l’approche de la saison froide et pluvieuse, de garantir des abris adaptés pour les familles. »
Le manque de financement et les restrictions israéliennes sur l’entrée des matériaux et équipements figurent parmi les obstacles qui freinent l’acheminement de l’aide. L’ONU et ses partenaires évaluent à 562 millions de dollars les fonds nécessaires pour améliorer les conditions de vie sur place.
Stéphane Dujarric a également fait savoir que le Bureau de la coordination des affaires humanitaires (OCHA) a reçu des signalements de civils palestiniens tués, blessés ou touchés par d’autres formes de dommages à Gaza, parmi lesquels des enfants, du fait des raids aériens, des bombardements et des tirs israéliens. Il a rappelé que « les civils ne doivent en aucun cas être pris pour cible ni utilisés à des fins militaires ».