Le ministère israélien des Affaires étrangères a indiqué dans un communiqué publié sur X que « tous les militants étrangers de la flottille de relations publiques ont été expulsés d’Israël ».
Quelque 430 militants originaires de plusieurs pays avaient été placés en détention après l’arraisonnement, lundi 18 mai, d’une cinquantaine de bateaux près de Chypre, en Méditerranée orientale. Les participants, dont des Tunisiens, affirmaient vouloir attirer l’attention sur la situation humanitaire à Gaza et contester le blocus imposé par Israël au territoire palestinien.
Les autorités israéliennes ont justifié cette opération en rappelant qu’elles n’autoriseraient « aucune violation du blocus naval légal imposé à Gaza ». Les militants ont été conduits en détention avant d’être expulsés vers leurs pays d’origine jeudi.
L’affaire a provoqué de nouvelles tensions diplomatiques en Europe. Plusieurs pays européens réclament désormais des sanctions de l’Union européenne contre le ministre israélien de la Sécurité nationale, Itamar Ben Gvir, après la diffusion de vidéos montrant des militants agenouillés, les mains liées, sous contrôle des forces israéliennes.
Cette flottille s’inscrit dans une longue série d’initiatives internationales visant à briser le blocus de Gaza. Depuis 2010, plusieurs convois maritimes organisés par la Coalition de la flottille de la Liberté tentent d’acheminer une aide humanitaire vers l’enclave palestinienne malgré les interceptions répétées de la marine israélienne.