Les tensions persistantes autour du détroit d’Ormuz propulsent les revenus des superpétroliers à près de 510 000 dollars par jour sur la route du Moyen-Orient vers la Chine. La hausse traduit la prime de risque imposée au transport maritime du pétrole du Golfe.
Les tarifs du transport maritime de pétrole flambent sous l’effet des tensions autour du détroit d’Ormuz. Les revenus estimés d’un superpétrolier transportant du brut du Golfe persique vers l’Asie ont atteint près de 510 000 dollars par jour, lundi 17 août, leur plus haut niveau depuis la fin juin, selon les données du Baltic Exchange citées par Bloomberg.
La demande de navires s’est fortement accrue alors que les exportateurs du Golfe cherchent à honorer leurs engagements envers les acheteurs asiatiques, malgré l’incertitude persistante sur la sécurité des passages maritimes.
La flambée des tarifs s’explique autant par la pénurie relative de navires disponibles que par l’augmentation du risque associé à la navigation dans la région. Les armateurs disposant d’une expérience des zones à risque bénéficient ainsi d’un pouvoir de négociation accru.
L’Arabie saoudite continue de proposer des cargaisons disponibles rapidement depuis le Golfe, tandis que l’Irak recourt notamment à des opérateurs des Émirats arabes unis pour assurer ses exportations. Abu Dhabi National OilCompany s’est également imposée comme un acteur majeur de cette logistique maritime sous tension.
La situation reste particulièrement incertaine après l’expiration, lundi, d’une fragile trêve de 60 jours entre Washington et Téhéran. Le maintien de tensions autour d’Ormuz complique les évaluations des tarifs et accroît les primes d’assurance liées au risque de guerre.
Pour les importateurs asiatiques, cette envolée des coûts de fret constitue une charge supplémentaire qui vient s’ajouter à la hausse des prix du brut. Elle illustre surtout la transformation du détroit d’Ormuz en véritable facteur de risque pour l’ensemble de la chaîne mondiale d’approvisionnement énergétique.