En utilisant ce site, vous acceptez la Politique de confidentialité et les Conditions d'utilisation.
Accept
Leconomiste Maghrebin
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
En lisant: Les Tunisiens vivent avec seulement la moitié du volume d’eau considéré comme nécessaire !
Partager
Notification Voir Plus
Dernières nouvelles
L’industrie chinoise de l’IA évaluée à près de 177 milliards de dollars
A ne pas manquer Entreprise Sciences et technologies
Les Tunisiens vivent avec seulement la moitié du volume d’eau considéré comme nécessaire !
A la une Consommation Economie Nation Société
Afrobarometer Insight
Afrobarometer : les Tunisiens favorables au libre-échange, mais la ZLECAf reste largement méconnue
A ne pas manquer Afrique Conjoncture Economie
Tunisie – 32 000 fournitures scolaires saisies et détruites
A ne pas manquer Consommation Economie
« Maraya Al-Founoun » : neuf jours pour faire vibrer Kalâa Kébira au rythme de la culture
A ne pas manquer Arts Culture
Aa
Aa
Leconomiste Maghrebin
  • Economie
  • Entreprise
  • Monde
  • Accueil
  • Idées
    • Analyse
    • Chroniques
    • Interviews
  • Economie
    • Conjoncture
    • Finance
    • Environnement
    • Emploi
    • Consommation
    • Economie internationale
  • Entreprise
    • Industrie
    • Agriculture
    • Sciences et technologies
    • Business
    • Energie
    • Services
  • Nation
    • Education
    • Politique
    • Société
    • Régions
    • Talents
    • Météos
  • Maghreb
  • Afrique
  • Monde
  • Culture
    • Arts
    • Livres
    • Médias
  • Bien-être
    • Santé
    • Sport
    • Style de vie
Vous avez un compte existant ? Sign In
Follow US
  • Advertise
Leconomiste Maghrebin > Blog > Economie > Consommation > Les Tunisiens vivent avec seulement la moitié du volume d’eau considéré comme nécessaire !
A la uneConsommationEconomieNationSociété

Les Tunisiens vivent avec seulement la moitié du volume d’eau considéré comme nécessaire !

Dorsaf Selmi
2026/08/05 at 4:15 PM
par Dorsaf Selmi 8 Min Lecture
Partager
Création assistée par IA
Partager

En Tunisie, chaque épisode pluvieux nourrit le même espoir : celui d’un répit durable pour les ressources hydriques. Pourtant, cet optimisme masque une réalité beaucoup plus profonde.

Dans une déclaration exclusive accordée à L’Économiste Maghrébin, Houcine Rhili, expert en ressources hydriques, estime que la crise de l’eau que traverse le pays n’est plus conjoncturelle. Elle est devenue structurelle, au croisement de la rareté naturelle, des choix économiques accumulés depuis plusieurs décennies et des effets désormais tangibles du changement climatique.

Contents
En Tunisie, chaque épisode pluvieux nourrit le même espoir : celui d’un répit durable pour les ressources hydriques. Pourtant, cet optimisme masque une réalité beaucoup plus profonde.Une rareté historique aggravée par des choix économiques sous pressionUne ressource sous tension : agriculture, salinité et fracture territorialeSortir de l’urgence permanente : vers une nouvelle gouvernance de l’eau

Une rareté historique aggravée par des choix économiques sous pression

La Tunisie reste, rappelle-t-il, un pays semi-aride où la pluviométrie moyenne ne dépasse pas 450 mm par an. Cette contrainte a façonné pendant des siècles les modes de vie, les techniques de collecte et les systèmes de stockage de l’eau. Des citernes antiques aux ouvrages aghlabides, toute l’histoire hydraulique du pays témoigne d’une culture de la rareté. Selon l’expert, l’erreur des dernières décennies a été de considérer cette rareté comme un problème dépassé.

Dans les années 1970 et 1980, l’amélioration des infrastructures et une demande encore modérée ont donné l’illusion d’une relative abondance. Mais à partir du début des années 1990, l’évolution du niveau de vie, l’urbanisation et surtout l’orientation économique vers des productions agricoles fortement consommatrices d’eau ont profondément modifié l’équation hydrique nationale.

Houcine Rhili estime que la Tunisie a progressivement transformé une partie de son territoire en plateforme de production destinée à l’exportation, notamment pour des cultures à faible valeur ajoutée mais à forte consommation d’eau comme la tomate, la pastèque, le melon, les légumes-feuilles ou encore certains fruits rouges. Il parle d’une « exportation d’eau virtuelle », c’est-à-dire d’une exportation indirecte de ressources hydriques incorporées dans les produits agricoles, sans contrepartie économique suffisante.

Cette stratégie apparaît d’autant plus problématique que le pays continue d’importer l’essentiel de ses produits alimentaires stratégiques. L’expert rappelle que la Tunisie dépend largement des importations pour les céréales, les aliments pour bétail et les huiles végétales. Ce qui accentue sa vulnérabilité extérieure tout en ayant déjà mobilisé d’importantes quantités d’eau sur son territoire.

À cette pression structurelle s’ajoute désormais le changement climatique. Depuis le milieu des années 1990, la fréquence des sécheresses s’est accrue et les précipitations sont devenues plus irrégulières. La Tunisie figure aujourd’hui parmi les pays en situation de stress hydrique sévère, une situation qui se traduit par des prélèvements d’eau souterraine supérieurs aux capacités naturelles de renouvellement.

Une ressource sous tension : agriculture, salinité et fracture territoriale

L’indicateur le plus révélateur reste le volume d’eau disponible par habitant. Selon les données avancées par Houcine Rhili, la Tunisie ne dispose plus que de 350 à 380 m³ d’eau par habitant et par an. Alors que les références internationales situent le seuil de sécurité entre 700 et 900 m³. Le pays se trouve donc à moins de la moitié du niveau considéré comme nécessaire pour assurer durablement les besoins de la population. Il souligne en outre que cette moyenne nationale masque de fortes inégalités territoriales, certaines régions disposant de volumes bien inférieurs.

L’agriculture demeure le principal consommateur d’eau avec environ 77 % des prélèvements nationaux. Cette concentration de la demande rend la question hydrique indissociable de la politique agricole et alimentaire. Pour l’expert, toute stratégie de sécurité hydrique devra nécessairement passer par une révision des systèmes de production, des choix culturaux et des mécanismes d’incitation économique.

La dégradation de la ressource commence déjà à produire des effets visibles sur la vie quotidienne. Dans plusieurs régions, les ménages se détournent de l’eau du robinet au profit de l’eau conditionnée ou achetée auprès de distributeurs privés. Houcine Rhili observe également une augmentation de la salinité dans certaines zones de l’intérieur et du Sud, où les nappes souterraines sont plus fortement sollicitées.

Mais les conséquences les plus préoccupantes sont peut-être d’ordre économique et social. Une disponibilité plus faible de l’eau réduit les rendements agricoles, renchérit la production et alimente la hausse des prix alimentaires. L’expert établit un lien direct entre la rareté hydrique, l’inflation alimentaire et l’érosion du pouvoir d’achat des ménages.

Il évoque aussi l’émergence d’une « migration de l’eau ». Dans certaines zones rurales, des familles choisissent de quitter leur localité pour accéder à un approvisionnement plus stable, notamment pour leurs enfants. L’eau devient alors un facteur de mobilité résidentielle et, à terme, un enjeu d’aménagement du territoire.

Sortir de l’urgence permanente : vers une nouvelle gouvernance de l’eau

Pour Houcine Rhili, la question de l’eau dépasse désormais largement le cadre environnemental. Elle touche à la santé publique, à la cohésion sociale, à la sécurité alimentaire et à la stabilité économique. Il rappelle que l’accès à l’eau constitue un droit fondamental et que son insuffisance peut fragiliser durablement les conditions de vie.

L’expert se montre particulièrement critique à l’égard des politiques publiques conduites depuis près de trente ans. Selon lui, les autorités reconnaissent régulièrement les limites du modèle actuel, mais les orientations de fond ont peu évolué. Il estime que la Tunisie accuse un retard important dans la réforme de sa gouvernance de l’eau et dans l’adaptation de ses infrastructures aux nouvelles réalités climatiques.

Surtout, il insiste sur le fait qu’il n’existe pas de solution immédiate. Les investissements hydrauliques sont lourds, coûteux et s’inscrivent nécessairement dans le temps long. Réhabiliter les réseaux, moderniser les systèmes de distribution, réorganiser la gouvernance et développer les ressources non conventionnelles exigent des financements importants et une planification sur plusieurs années.

La première urgence serait donc, selon lui, de définir une vision nationale cohérente. Il plaide pour un dialogue national sur l’eau permettant de hiérarchiser les priorités, de coordonner les institutions concernées et de construire une stratégie à moyen et long terme. Sans cette clarification, prévient-il, les investissements risquent de rester fragmentés et insuffisants face à l’ampleur du défi.

En définitive, le diagnostic dressé par Houcine Rhili est sans ambiguïté : la Tunisie n’est plus confrontée à une simple succession d’années sèches, mais à une transformation durable de son régime hydrique. Dans ce contexte, la gestion de l’eau devient un enjeu stratégique comparable à celui de l’énergie. La capacité du pays à sécuriser cette ressource conditionnera non seulement la qualité de vie de sa population, mais aussi sa stabilité économique et son modèle de développement pour les décennies à venir.

Articles en relation

Houcine Rhili : la STEG paie le prix des impayés publics

La Tunisie commande cinq trains électriques auprès de la Chine

La Tunisie parmi les 20 pays les plus performants en streaming mobile

Une première en Méditerranée : la Tunisie lance à Djerba un bateau 100 % solaire

Depuis Dakar, Ezeddine Ben Cheikh appelle à financer les projets hydriques et agricoles en Afrique

MARQUÉE: Houcine Rhili, la crise de l’eau, La Tunisie, Ressources hydriques
Dorsaf Selmi 5 août 2026
Partagez cet article
Facebook Twitter Whatsapp Whatsapp LinkedIn
Article précédent Afrobarometer Insight Afrobarometer : les Tunisiens favorables au libre-échange, mais la ZLECAf reste largement méconnue
Article suivant L’industrie chinoise de l’IA évaluée à près de 177 milliards de dollars
Laissez un commentaire

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

SUIVEZ-NOUS

Facebook Like
Twitter Follow
Youtube Subscribe

Adresse : 3, rue El Kewekibi 1002 Tunis – Tunisie
Tél : (+216) 71 790 773 / 71 792 499
Fax : 71 793 707 / 71 791 427
E-mail : contact@promedia.tn

SUIVEZ-NOUS

©2023 L’Économiste Maghrébin, All Rights Reserved

Removed from reading list

Undo
Content de te revoir!

Connectez-vous à votre compte

Lost your password?