Mark Zuckerberg se prononce contre l’interdiction par les États-Unis des modèles d’intelligence artificielle chinois avancés, arguant qu’une telle mesure n’est pas une réponse efficace à la concurrence avec Pékin.
Dans un entretien accordé au Financial Times, le président directeur général de Meta a mis en garde contre le risque de « verrouillage réglementaire » aux États-Unis. C’est-à-dire l’influence excessive des grandes entreprises américaines d’IA sur l’élaboration des règles du secteur. Il souligne que les géants de la tech ne devraient pas acquérir le pouvoir de restreindre la concurrence.
Ses propos interviennent dans un contexte de vifs débats à Washington sur la manière de gérer les progrès chinois en matière d’intelligence artificielle. Et ce, suite à la présentation de nouveaux modèles dont les capacités se rapprochent de celles des systèmes américains. D’ailleurs, l’administration Trump n’a pas exclu la possibilité de sanctions contre des entreprises chinoises pour vol présumé de propriété intellectuelle.
De son côté, Zuckerberg plaide en faveur de modèles d’IA « ouverts », personnalisables par les utilisateurs et les entreprises, avertissant que l’intelligence artificielle ne devrait pas être contrôlée par quelques organisations puissantes.
Dans le même temps, il exprime des réserves quant à l’autorégulation du secteur par les entreprises leaders elles-mêmes, soulignant le risque de conflit d’intérêts.