Après plusieurs séances de forte volatilité, l’or retrouve un certain soutien sur les marchés financiers. Mais si les tensions entre les États-Unis et l’Iran ravivent la demande de valeurs refuges; elles limitent le potentiel de progression du métal précieux.
L’or a progressé, mardi 21 juillet à Londres, de 1,2 % à 4 056,75 dollars l’once. Tandis que l’argent a bondi de 4,6 % à 59,02 dollars l’once. Le platine et le palladium ont également progressé. Alors que l’indice Bloomberg Dollar Spot, qui suit la valeur du dollar américain par rapport à un panier de devises majeures, est resté quasiment inchangé.
Contrairement aux précédentes crises géopolitiques, la hausse des prix du pétrole modifie l’équilibre du marché de l’or. L’envolée des cours du brut nourrit les anticipations d’inflation. Ce qui renforce la probabilité d’un maintien de taux d’intérêt élevés, voire d’un nouveau resserrement monétaire de la Réserve fédérale américaine. Cette perspective soutient le dollar et les rendements obligataires, deux facteurs traditionnellement défavorables à l’or, qui ne génèrent aucun rendement.
Habituellement, les crises géopolitiques favorisent les achats d’or. Cette fois, le mouvement est plus nuancé. Les investisseurs arbitrent entre la recherche de sécurité et la perspective de taux américains durablement élevés. Le renforcement du dollar réduit également l’attrait du métal jaune pour les acheteurs utilisant d’autres devises.
Les banques centrales restent un soutien structurel
Malgré la volatilité à court terme, les achats des banques centrales, notamment dans les économies émergentes, continuent de soutenir le marché de l’or. Le World Gold Council estime que cette demande officielle demeure l’un des principaux facteurs de soutien à long terme. Même si certains pays ont récemment vendu une partie de leurs réserves afin de répondre à des besoins de liquidité. L’évolution du métal précieux dépendra désormais largement des décisions de politique monétaire aux États-Unis.
Si les tensions au Moyen-Orient entretiennent la demande de valeurs refuges, une nouvelle hausse des taux directeurs ou un maintien prolongé de taux élevés pourraient continuer à limiter les gains de l’or.