La ministre de la Santé française, Stéphanie Rist, a annoncé ce lundi 11 mai sur France Inter que la Française ayant présenté des symptômes d’hantavirus lors de son rapatriement depuis le MV Hondius a été testée positive. Elle a précisé que “son état s’est dégradé dans la nuit”. Il s’agit du premier cas confirmé en France.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a confirmé dans une déclaration aux médias que la patiente “a été testée positive”, tout en cherchant à rassurer l’opinion publique malgré la présence officielle du virus sur le territoire français. Elle a indiqué que “la situation est suivie avec la plus grande vigilance”, rappelant qu’il s’agit d’un virus connu, déjà observé lors des années précédentes, et que des “mesures strictes” sont mises en place, l’objectif étant uniquement de protéger les Français. Elle a également précisé que 22 cas contacts ont été identifiés.
Elle a ajouté : “Nous voulons casser cette chaîne de contamination”, en référence aux mesures de prévention renforcées.
Cette annonce intervient quelques heures après celle du ministère américain de la Santé, qui a également signalé un cas parmi ses ressortissants évacués du même navire. Maud Bregeon a insisté sur la nécessité de “ne pas céder à la panique”, tout en comprenant les inquiétudes suscitées par la situation au regard des expériences passées.
Un suivi médical strict sera mis en place pour la patiente, ce virus présentant un taux de mortalité estimé entre 30 % et 60 % selon l’Institut Pasteur. Elle a précisé que si la patiente n’était pas encore hospitalisée en isolement, cela serait fait dans les prochaines heures, avec un suivi médical particulièrement attentif.
Les autorités sanitaires cherchent désormais à “casser la chaîne de contamination” liée à la souche andine de l’hantavirus, la seule connue pour permettre une transmission interhumaine. Chaque cas contact devra d’abord passer par une hospitalisation de trois jours, suivie d’un isolement de 42 jours.