Donald Trump a prolongé, jeudi 26 mars, de dix jours le délai des négociations avec l’Iran et suspendu sa menace de frapper les installations énergétiques iraniennes.
L’administration Trump, par l’intermédiaire d’un groupe de médiateurs (Pakistan, Égypte et Turquie), a demandé à Téhéran de tenir une réunion de haut niveau cette semaine pour discuter d’une proposition américaine visant à mettre fin à la guerre.
Dans un contexte de forte escalade militaire au Moyen-Orient, Donald Trump a toutefois affirmé que l’Iran serait désormais disposé à négocier un accord pour mettre fin au conflit. Une déclaration qui tranche avec la poursuite des affrontements sur le terrain… Mais du côté iranien, le discours est tout autre. Les autorités démentent toute volonté de négocier dans les conditions actuelles et continuent d’afficher une posture de fermeté. Des attaques et ripostes se poursuivent, illustrant l’écart entre les déclarations politiques et la réalité du terrain.
Dans ce climat de tension, les déclarations de Donald Trump apparaissent aussi comme un message adressé à l’opinion publique et aux marchés, cherchant à accréditer l’idée d’une désescalade possible; malgré une situation militaire toujours explosive.
La guerre a fortement perturbé le transport maritime. Elle a entraîné une hausse d’environ 40 % du prix du pétrole brut et une augmentation de près des deux tiers des livraisons de gaz naturel liquéfié à l’Asie. Pour sa part, le prix des engraiss azotés, essentiels à la production alimentaire, a quant à lui progressé d’environ 50 %.