Une série de menaces visant des avions et des médias a mobilisé, ces derniers jours, les services de sécurité dans plusieurs pays européens. Aucune bombe n’a été découverte à ce stade…
Une nouvelle vague de fausses alertes à la bombe a touché plusieurs pays européens, jeudi et vendredi, visant des vols commerciaux ainsi que des médias. Ces menaces ont entraîné des inspections de sécurité, des évacuations et des perturbations du trafic aérien, sans qu’aucun explosif soit découvert.
En France, quatre alertes ont concerné des avions qui survolaient le territoire. Les appareils ont atterri sans incident, notamment à Orly, où les services de déminage ont procédé aux vérifications nécessaires. Une enquête a été ouverte afin d’établir l’origine des messages.
De façon générale, la chaîne d’information BFMTV rapporte que 23 alertes ont été signalées en Europe au cours de la journée. En effet, la République tchèque et la Bulgarie figurent parmi les pays concernés. La police de Prague a fait état de menaces visant plusieurs avions à destination ou au départ de son aéroport. À Sofia, deux vols en provenance de Londres et de Bruxelles ont été visés, tandis que les locaux d’un média audiovisuel ont été évacués. Au Portugal, un appareil de Ryanair reliant Lisbonne à Rome a lui aussi fait l’objet d’une menace qui s’est révélée infondée.
En Irlande, plusieurs médias, dont la chaîne publique RTÉ, ont dû être évacués. Le gouvernement irlandais estime probable l’existence d’une campagne coordonnée destinée à provoquer des perturbations. Des alertes ont aussi été signalées au Danemark et au Royaume-Uni…
L’identification des auteurs demeure toutefois incertaine. Des messages adressés aux aéroports de Rome et de Sofia ont été signés au nom des « Combattants de l’État masculin », une appellation associée à un mouvement ultranationaliste russe. Le fondateur de ce groupe a cependant démenti toute implication. Les enquêteurs n’ont pas établi de lien entre cette revendication et l’ensemble des alertes. La piste d’opérations de déstabilisation est évoquée dans le contexte des tensions géopolitiques et de la multiplication des cyberattaques en Europe. La Russie, l’Iran ou encore la Corée du Nord figurent parmi les hypothèses évoquées par certains intervenants médiatiques, mais aucune responsabilité étatique n’est établie à ce stade…
Au-delà du risque immédiat pour les passagers, ces menaces représentent un défi pour les autorités et les compagnies aériennes. Chaque signalement doit être pris au sérieux et déclenche des procédures coûteuses : vérification des appareils, mobilisation des démineurs, évacuations et parfois intervention d’avions militaires. La multiplication des fausses alertes pourrait ainsi saturer les dispositifs de sécurité et désorganiser durablement le transport aérien.