Mardi 3 novembre 2026, un rassemblement réunissant des acteurs de la société civile, des avocats et autres militants politiques s’est tenu devant la prison de Monastir. Organisée par plusieurs sections de la Ligue tunisienne des droits de l’Homme (LTDH), cette mobilisation vise à réclamer la libération d’Ayachi Hammami ainsi que celle de l’ensemble des prisonniers politiques et détenus d’opinion.
Ancien ministre des Droits de l’Homme, avocat et figure de la défense de l’indépendance de la justice, Ayachi Hammami purgera une peine de cinq ans de prison dans le cadre de l’affaire de « complot contre la sûreté de l’État ». Son incarcération suscite un élan de solidarité transpartisan qui dépasse son cas individuel.
À travers cette action, les manifestants et les responsables de la LTDH dénoncent la détérioration des conditions de détention et, surtout, l’impossibilité pour les organisations indépendantes d’accéder aux établissements pénitentiaires — un droit de visite de contrôle qui leur était pourtant accordé lors des périodes passées. L’événement se veut ainsi un signal d’alerte contre les entraves faites à la société civile et le recul des libertés fondamentales.