L’activiste politique Elyes Chaouachi a été condamné le mardi 27 octobre 2026 à six mois de prison ferme par la huitième chambre correctionnelle du Tribunal de première instance de Tunis, qui a statué par contumace. Cette peine s’ajoute à une longue liste de condamnations, prononcées pour la plupart dans des affaires liées à ses publications sur les réseaux sociaux.
Le parquet avait renvoyé Elyes Chaouachi devant la juridiction correctionnelle pour avoir notamment utilisé des systèmes d’information afin de diffuser des rumeurs et de fausses informations, publié des documents ou des données personnelles et imputé à des tiers des faits inexacts dans le but de les diffamer et de nuire à leur réputation. Les publications précisément visées n’ont toutefois pas été détaillées.
Un cumul de peines qui ne cesse de croître
Cette décision intervient moins de quatre mois après une condamnation à quinze ans de prison dans une affaire instruite sous le régime de la législation antiterroriste, annoncée par l’intéressé le 4 juillet 2026. Il avait alors indiqué sur les réseaux sociaux que le total de ses peines atteignait 95 ans et huit mois.
Installé en France, Elyes Chaouachi est visé par de multiples poursuites en raison de ses prises de position publiques. Très actif en ligne, il critique avec virulence le pouvoir en place et le fonctionnement de la justice tunisienne.
En outre, il dénonce le caractère politique de ces condamnations, qu’il attribue à son engagement pour les libertés et la démocratie, ainsi qu’à son lien de parenté avec Ghazi Chaouachi. Son père, ancien ministre et ancien secrétaire général du parti Attayar, figure parmi les opposants condamnés dans l’affaire dite du « complot contre la sûreté de l’État », aux côtés de plusieurs responsables politiques et personnalités publiques.